8 janvier 2007

BAGDAD - Le procès des campagnes militaires Anfal, au cours desquelles 180.000 Kurdes ont été tués en Irak en 1987-1988 selon l'accusation, reprend lundi à Bagdad, sans Saddam Hussein, accusé de génocide dans cette affaire mais pendu le 30 décembre dans le cadre d'un autre procès.

  


8 janvier 2007

Orhan Pamuk dénonce l'oppression subie par les artistes et les intellectuels

Ankara -- Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature en 2006, a dénoncé hier, en tant que rédacteur en chef pour un jour du quotidien libéral turc Radikal, l'oppression subie selon lui en Turquie par les artistes et les intellectuels.

  


mercredi 3 janvier 2007
Par Jean-Pierre PERRIN, Marc SEMO

Retour sur l'exécution précipitée de Saddam Hussein, qui sert avant tout les intérêts du pouvoir chiite.

  


1er janvier 2007

Par Gérard Chaliand, Géopolitologue, spécialiste des conflits, familier de l'Irak, auteur avec Sophie Mousset d'un Guide du voyageur autour du monde (Odile Jacob)


  


3 janvier 2007
Par Shlomo Avineri

Ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, professeur de sciences politiques à l'Université hébraïque de Jérusalem.

Saddam Hussein est mort, mais tous les Irakiens ne s'en réjouissent pas. Au contraire, la manière dont les différents groupes ethniques et religieux ont réagi à son exécution est emblématique de la difficulté à maintenir la cohésion de l'Irak.

  


3 janvier 2007
Par Guy Sorman, Essayiste

Ils s'appellent Rizgan Amin, Ary Shaheen, Raed Juni. Ils sont magistrats et irakiens. Ils ont jugé Saddam Hussein et, conformément à la loi irakienne, ils l'ont condamné à mort. Ces hommes, quoi que l'on pense du procès et de sa conclusion, ont manifesté un courage physique et intellectuel peu commun ; ils ont affronté ­Saddam Hussein, sans fléchir, sous le regard des caméras, au péril de leur propre vie et de leur honneur.

  


2 janvier 2007
par Nicolas Sarkozy

J'aurais aimé saluer dans le procès de Saddam Hussein une étape marquante de la démocratisation de l'Irak. Malheureusement, l'exécution de l'ex-dictateur irakien jette le trouble sur un événement qui aurait dû être positif pour la reconstruction de ce pays martyrisé. D'abord, il faut reconnaître avec satisfaction que Saddam Hussein a été jugé.


  


30 décembre 2006

Jusqu'au bout, Saddam Hussein a cru ou feint de croire qu'il était encore, dans sa prison, le président de l'Irak. Jusqu'au bout, il a cru ou feint de croire qu'il était victime d'une machination américaine dont des centaines de citoyens irakiens qui témoignaient contre lui n'étaient que les instruments. Jusques et y compris après sa condamnation à la peine de mort, le 5 novembre 2006, quand, dans une "lettre au peuple irakien", il a dit accepter la mort en "martyr" et se "sacrifier" pour son peuple.


  

 
C DANS L'AIR - le mercredi 3 janvier 2007

La pendaison de Saddãm Hussein, samedi 30 décembre 2006, après un jugement pour "crimes contre l'humanité", a suscité des réactions diverses au sein de la communauté internationale. L'Europe, rappelant son opposition à la peine de mort, évoque son malaise face aux conditions de l'exécution et au procès bâclé de l'ancien président irakien.

  

avec AP et AFP [26 décembre 2006]

"La Cour d'appel du Haut Tribunal pénal a ratifié le verdict d'exécution de Saddam Hussein", a déclaré, mardi 26 décembre, un porte-parole de l'institution, Raëd Jouy.