25 janvier 2007 par Nilufer Göle et Laurence Ritter

 travers les colonnes de son journal, Agos, rédigé en turc et en arménien et publié depuis plus de dix ans à Istanbul, le journaliste Hrant Dink, assassiné le 19 janvier, était l'homme qui avait enfin sorti la voix arménienne de son silence. Il la faisait entendre bien au-delà des frontières communautaires.

  


Jeudi 25 janvier 2007
Par Esther BENBASSA, directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études.

Rebonds :  Hrant Dink est mort pour ses idées, pour nous rappeler la longue chaîne des massacres du XXe siècle.

  


24 janvier 2007.
Enquête - Istanbul, envoyée spéciale.

Des milliers de Kurdes chassés par la répression et réfugiés dans les banlieues des villes attendent qu’on leur rende justice. Histoire d’une catastrophe humanitaire.


  


25 janvier 2007

Sur Gazetem.net, le célèbre écrivain turc Ahmet Altan fait le lien entre les massacres de 1915 et l'assassinat de Hrant Dink. Il invite à cette occasion les Turcs à rejeter le négationnisme d'Etat et à assumer un passé douloureux, sans s'arrêter sur le terme "génocide", qui, dans le contexte turc, bloque le débat.

  


23 janvier 2007

Il commence par réaliser en 1997 Vive la mariée… et la libération du Kurdistan et s’est depuis imposé en s’engageant avec subtilité pour la cause de ce peuple déchiré. Il enchaîne avec Passeurs de rêves, Absolitude, Vodka Lemon, Kilomètre zéro et aujourd’hui avec Dol ou la vallée des tambours, qui sera présenté au Festival de Berlin.

  


mercredi 24 janvier 2007
Par Ragip DURAN


Près de 100000 personnes ont manifesté hier lors des obsèques du journaliste Hrant Dink, tué vendredi par un jeune ultranationaliste.

  

 
22 janvier 2007 - Revue de presse
Par Pierre Vanrie

L'assassinat de Hrant Dink, rédacteur en chef de l'hebdomadaire turco-arménien bilingue Agos, est unanimement condamné par tous les médias turcs qui divergent au moment d'interpréter cet acte. Faillite du gouvernement pour certains, nationalisme exacerbé pour d'autres ou tergiversations de l'Union européenne sont sur le banc des accusés.

  


vendredi 19 janvier 2007
Par Ragip DURAN et Marc SEMO

Adversaire résolu des lois liberticides qui en Turquie interdisent de parler du génocide arménien, Hrant Dink était tout aussi opposé aux lois mémorielles françaises.

«Mon état d’âme est celui d’un pigeon inquiet», écrivait Hrant Dink il y a une semaine dans un long article publié dans Agos, le principal hebdomadaire arménien de Turquie, qu’il avait fondé il y a dix ans. Un texte tragiquement prémonitoire.


  


20 janvier 2007
Par Ragip DURAN (Istanbul de notre correspondant)


Les milieux nationalistes soupçonnés d'avoir tué le journaliste turc Hrant Dink.

Le cadavre est resté au sol couvert d'une bâche blanche pendant plus d'une heure. «L'Etat assassin va rendre des comptes» et «Vive l'amitié entre les peuples», scandait une petite foule d'amis et de collègues. Cible des ultranationalistes pour ses propos sur le génocide arménien et plusieurs fois poursuivi par la justice (lire ci-contre), Hrant Dink, 52 ans, directeur de publication d' Agos, a été tué vendredi de trois balles devant le journal, principal hebdomadaire arménien de Turquie.

  


Rebonds - lundi 15 janvier 2007
Par Kendal NEZAN, président de l'Institut kurde de Paris

L'ex-dictateur irakien a été pendu pour le moins massif de ses crimes contre l'humanité.