Qui sommes-nous ?

mis à jour le Mardi 28 juin 2016 à 16h25

Créé en février 1983, l'Institut kurde est un organisme culturel indépendant, non politique et laïc, qui regroupe des intellectuels et artistes kurdes d'horizons divers ainsi que des spécialistes occidentaux du monde kurde.

Il a pour vocation d'entretenir la communauté kurde dans la connaissance de sa langue, de son histoire et de son patrimoine culturel, de contribuer à l'intégration des immigrés kurdes d'Europe dans leurs sociétés d'accueil et de faire connaître au public étranger les Kurdes, leur culture, leur pays et leur situation actuelle.

STATUT ET STRUCTURE

Après dix années d'activité sous la forme d'une association de la loi 1901, l'Institut kurde, par un décret en date du 2 mars 1993 du Premier ministre français, est devenu une fondation reconnue d'utilité publique (Journal Officiel du 4 mars 1993).
Il est dirigé par un Conseil d'administration de 12 membres, dont quatre représentants de l'État français (ministères français de la Culture, de l'Éducation nationale, des Affaires sociales et de l'Intérieur). Ce conseil est renouvelé tous les trois ans. Il élit en son sein, pour un mandat de trois ans, un président, deux vice-présidents, un trésorier et un secrétaire qui forment le bureau de l'Institut.

Le conseil d'administration actuellement en fonction a été désigné en septembre 2015. Son président est Kendal Nezan, physicien nucléaire, France ; ses vice-présidents, Dr Najmaldin O. Karim, neurochirurgien, gouverneur de Kirkouk (Kurdistan)  et Yavuz Önen, architecte, président d’honneur de la Fondation des droits de l’homme de Turquie. La fonction de trésorière est assurée par Mme Joyce Blau, professeur émérite des Universités (France), tandis que Mme Sève Izouli, avocate au Barreau de Paris, assume celle de secrétaire. Le Conseil comprend également Hamit Bozarslan, professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHSS), une kurdologue britannique, Mme Christine Allison de l’Université d’Exeter, le linguiste kurde Resho Zilan (Suède) et une chercheuse kurde de France, et reflète dans une large mesure, la diversité de l'importante diaspora kurde d'Occident qui compte plus d'un million de Kurdes.

Dans un souci de démocratie, de pluralisme et d'une participation aussi large que possible des intellectuels, des écrivains, des chercheurs et des artistes de la diaspora kurde à ses activités, l'Institut kurde s'est doté d'un Conseil Culturel et Scientifique (CCS) composé de quatre sections : Sciences humaines, Langue et littérature, Information et droits de l'homme, Art, Musique et Animation socio-culturelle.

Ces sections couvrent les domaines d'activité prévus par les statuts de l'Institut. Le CCS constitue aussi le corps électoral de l'Institut. Ses membres renouvellent tous les trois ans au bulletin secret le Conseil d'administration de l'Institut.

L'Institut kurde a été honoré du soutien actif de nombreux intellectuels occidentaux dont certains ont disparu. Ce Comité de parrainage comprend notamment :

Simone de Beauvoir †, écrivain; Maurice Béjart, chorégraphe †; Elena Bonner, épouse d'A. Sakharov, défenseur des droits de l'homme; Sean Mac Bride †, Prix Nobel de la Paix ; Gérard Chaliand, écrivain et géopoliticien ; Bernard Dorin, ambassadeur de France, conseiller d'État ; Miguel Angel Estrella, musicien argentin ; Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères ; Jean Lacouture †, écrivain et journaliste; Claude Lanzmann, écrivain, auteur du film "Shoah"; Claude Lefort, écrivain et philosophe ; Jean Malaurie, ethnologue ; Léo Matarasso †, avocat, fondateur de la Ligue Internationale pour la Libération des peuples ; Rigoberta Menchu, Prix Nobel de la Paix; Danielle Mitterrand †; Edgar Morin, sociologue et écrivain ; Henri Noguères †, avocat, ancien président de la Ligue française des droits de l'Homme; Adolfo Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix; Madeleine Rebérioux †, historienne, ancienne présidente de la Ligue des Droits de l'homme; Maxime Rondinson †, orientaliste et islamologue ; Andreï Sakharov †, Prix Nobel de la Paix; Laurent Schwartz †, mathématicien, professeur de mathématiques à l'École Polytechnique; Paul Thibaud, directeur de la revue Esprit; Germaine Tillion †, sociologue; Jean-Pierre Vernant †, professeur émérite au Collège de France; Pierre Vidal-Naquet †, helléniste et écrivain, professeur à la Sorbonne; Gunter Walraaf, journaliste allemand; Marguerite Yourcenar †, écrivain.

Les fondateurs de l'Institut sont des intellectuels et artistes kurdes célèbres au Kurdistan. Parmi eux, le cinéaste Yilmaz Güney † qui avec son film YOL obtint la Palme d'or au Festival de Cannes en 1982, le poète kurde syrien Cegerxwin † ; Hejar †, poète et linguiste kurde iranien, traducteur d'Avicenne en persan, du Coran et d'Omar Khayyam en kurde ; Tawfiq Wahby †, linguiste, ancien ministre de l'Éducation de l'Irak ; Prof. Q. Kurdo †, grammairien et linguiste de l'Institut d'orientalisme de Leningrad; H. Cindî †, écrivain kurde d'Arménie ; Remzi Rasa †, peintre kurde français; N. Zaza †, écrivain et linguiste kurde de Suisse.

FINANCEMENT

Grâce à une souscription lancée parmi les Kurdes et les amis des Kurdes, l'Institut kurde, depuis 1987, est propriétaire de ses locaux. Il dispose également d'une dotation financière dont les revenus contribuent au financement de ses activités. Celles-ci, à caractère culturel, social et non lucratif, sont par nature non rentables et nécessitent des apports extérieurs sous forme de dons, de subventions publiques et privées. Les dons des particuliers sont déductibles de 66% du montant du don et ceux des entreprises sont déductibles de 60%. Depuis sa fondation, l'Institut kurde a bénéficié, au titre de soutien à ses projets, de subventions publiques françaises, notamment du cabinet du Premier Ministre, des ministères des Affaires étrangères, de la Culture, de l'Education nationale et des Affaires sociales. Des organismes privés comme le CCFD, la Fondation France-Libertés et Médecins du Monde ont également co-financé certaines de ses actions.
Enfin, en raison de son rayonnement européen, l'Institut kurde, pour certains de ses projets, a été honoré de subventions de l'Union européenne, de l'Agence suédoise de développement international, du Ministère norvégien des Affaires étrangères, du Centre International Olof Palme, du Mouvement ouvrier norvégien (LO), de la Généralité de Catalogne et de plusieurs municipalités italiennes.

Par ailleurs, le Gouvernement régional du Kurdistan a, de 2008 à 2013, contribué au financement du budget de l’Institut kurde.

Soucieux de son indépendance, l'Institut kurde refuse tout don susceptible de compromettre celle-ci. Il refuse également toute aide financière des États opprimant leur population kurde et plus généralement de tout État non démocratique.

La comptabilité de l'Institut kurde est tenue par un cabinet comptable agréé, vérifiée par un commissaire aux comptes assermenté et supervisé par le contrôleur financier du ministère français des Affaires étrangères.