Courrier international - 29 septembre 2006

Abdullah Öcalan, le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), emprisonné depuis 1999, a appelé, le jeudi 28 septembre, à un cessez-le-feu. Un appel qui survient juste après que le président irakien d'origine kurde, Jalal Talabani, propose sa médiation entre les séparatistes kurdes et les Turcs. Une connivence inadmissible aux yeux de la Turquie.


  


Laure Marchand  - 29 septembre 2006

Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du Parti des travailleurs kurdes (PKK), demande à ses troupes de renoncer à la violence armée.


  

  Mis à jour le 27.09.06 | 14h52

Silence ! Personne ne parle ! Saddam dehors !", a hurlé le juge à l'accusé. Pour la seconde fois en une semaine, le juge Mohamed Al-Oreibi Al-Majid Al-Khalifa a ordonné, mardi 26 septembre, l'expulsion de Saddam Hussein. Depuis l'ouverture du procès de l'ex-raïs, jugé pour génocide contre les Kurdes dans l'affaire des campagnes "Anfal" en 1988, les cris et les gesticulations font plus de bruit que les témoignages des victimes qui se succèdent à la barre.

  

AFP - 26 septembre 2006

Une délégation de députés turcs a exprimé mardi son soutien à la minorité turkmène d'Irak et mis en garde les Kurdes contre leurs visées sur la riche région pétrolière de Kirkouk, au cours d'une visite dans cette ville.


  


avec AFP et Reuters | 20 septembre 2006

La dixième audience du procès "Al-Anfal" contre Saddam Hussein, accusé de génocide contre la population kurde, s'est ouverte houleusement, mercredi 20 septembre, sous la présidence d'un nouveau juge, Mohamed Al-Ourebi, son prédécesseur Abdallah Al-Amery ayant été évincé la veille pour laxisme envers l'ancien dictateur.

  


21 septembre 2006

 La romancière turque Elif Shafak a comparu jeudi 21 septembre en appel devant la cour de Beyoglu, à Istanbul, pour "insulte à l'identité nationale". Evidemment, contre l'avis de ses médecins : elle vient de mettre au monde une petite fille.

  

 DIYARBAKIR, Turquie (Reuters) - Quelque 5.000 personnes ont défilé en silence à Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, pour protester contre un attentat qui y a fait dix morts mardi dernier.

  

Par Marc SEMO - Jeudi 14 septembre 2006

L'explosion prématurée d'une bombe a fait dix morts, dont sept enfants.

C'est l'attentat le plus grave qui ait ensanglanté la Turquie depuis le début de l'année. L'explosion prématurée d'une bombe a tué 10 personnes, dont 7 enfants, et en a blessé 14 autres, mardi soir en plein centre de Diyarbakir, chef-lieu du Sud-Est turc à majorité kurde. Le carnage a eu lieu dans un parc du centre-ville. Selon les autorités, la bombe, dissimulée dans une Thermos, a sauté pendant son transport. Il semble que la cible réelle des terroristes était un complexe d'immeubles voisin, où logent des policiers.

  


La chronique d'Alexandre Adler
14 septembre 2006

Orient compliqué, décidément : alors que des signes d'apaisement nous viennent aussi bien de Téhéran que de Beyrouth, et même de la vie politique palestinienne où les modérés apparus au sein du Hamas viennent de s'entendre avec les forces laïques d'Abou Mazen, voici que, comme dans le jeu du carré magique, deux crises non moins graves viennent d'émerger là où on ne les attendait guère, la Turquie et la Syrie.

  


Par Marc SEMO
13 septembre 2006

L'attentat de mardi et la multiplication d'accrochages entre l'armée turque et les rebelles du PKK montre que le processus de réformes et de pacification est dans l'impasse • Le leader kurde emprisonné Abdullah Öcalan joue la politique du pire et Ankara durcit sa politique antiterroriste •