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Cynisme

Une trahison. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de Donald Trump à l’égard de ses alliés kurdes. On ne sait si le retrait américain de la zone frontalière sera confirmé : cette perspective rencontre une forte opposition au sein de l’administration américaine. Mais l’intention du Président n’est pas douteuse : il veut abandonner les Kurdes à leur sort.

Rappelons-nous. Quand les alliés ont voulu empêcher les terroristes de l’Etat islamique de s’installer dans leurs terres de conquête, il a fallu trouver des soldats capables d’affronter les islamistes sur le terrain. Les puissances occidentales ne souhaitaient pas déployer des troupes au sol, en dehors de quelques centaines de combattants des forces spéciales : elles se sont tournées vers les Kurdes. Dans leur intérêt, bien sûr, mais aussi dans celui des Occidentaux, ces soldats courageux se sont retrouvés en première ligne. C’est en grande partie grâce à leur abnégation et à leur efficacité que les enclaves créées par Daech sont tombées une à une.

Et voici que pour toute reconnaissance, les Etats-Unis, mollement désapprouvés par les Européens - notamment les Français, pourtant proches des Kurdes -, envisagent très sérieusement d’abandonner purement et simplement leurs alliés aux coups de l’armée turque. Cynisme et double jeu : tels sont les principes qui gouvernent cette trahison annoncée. Nul simplisme dans ce diagnostic. On sait que la Turquie, depuis des lustres, redoute plus que tout la constitution d’un embryon de Kurdistan autonome à sa frontière, qui servirait de point d’appui et de référence à la forte minorité kurde présente sur son sol. Mais cette affaire complexe est justiciable d’une négociation entre les parties, qui assurerait la sécurité de nos alliés. On prévoit la désertion. Elle resterait comme une tache sur l’honneur des démocraties.

Cette catégorie contient 103 articles

La Turquie poursuit son avancée en Syrie

La Turquie poursuit son avancée en SyrieSamedi 12 octobre 2019 à 00h30

Le Figaro | Par Picard Maurin | le 12/10/2019

Les Européens ont montré à l’ONU leur impuissance diplomatique, tandis que les forces turques progressaient au Kurdistan.

Syrie : à Tel Tamer, la peur de ceux qui vont au front ou qui le fuient

Syrie : à Tel Tamer, la peur de ceux qui vont au front ou qui le fuientVendredi 11 octobre 2019 à 23h17
lemonde.fr | Par Allan Kaval | le 11/10/2019

Après le déclenchement de l’offensive turque, les villageois kurdes et arabes des zones frontalières du nord-est syrien tentent de trouver refuge dans l’arrière-pays.

Revirement américain sur les Kurdes syriens : « Un Munich des temps modernes »

Revirement américain sur les Kurdes syriens : « Un Munich des temps modernes »Vendredi 11 octobre 2019 à 18h15

Lemonde.fr | Hamit Bozarslan (Historien et sociologue)

Dans une tribune au « Monde », Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, analyse le retrait des troupes américaines à la frontière turco-syrienne comme une lâche capitulation de Donald Trump face au président turc.

En Syrie, Erdogan frappe les Kurdes et balade les Occidentaux

En Syrie, Erdogan frappe les Kurdes et balade les OccidentauxVendredi 11 octobre 2019 à 16h14
Libération |10 octobre 2019 | Par Hala Kodmani
 
En Syrie, Erdogan frappe les Kurdes et balade les Occidentaux
Lancée mercredi, l’opération turque a déjà fait des dizaines de morts et plus de 60 000 déplacés. La communauté internationale reste impuissante malgré ses critiques.

Revirement américain sur les Kurdes syriens : « Un Munich des temps modernes »

Revirement américain sur les Kurdes syriens : « Un Munich des temps modernes »Vendredi 11 octobre 2019 à 15h17

Tribune
Le Monde | 10/10/2019 | Hamit Bozarslan, historien et sociologue

Dans une tribune au « Monde », Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, analyse le retrait des troupes américaines à la frontière turco-syrienne comme une lâche capitulation de Donald Trump face au président turc.

À l'ONU, les Européens demandent l'arrêt de l'offensive turque en Syrie

À l'ONU, les Européens demandent l'arrêt de l'offensive turque en SyrieJeudi 10 octobre 2019 à 23h33

lexpress.fr | 10/10/201

Les cinq membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU se sont dits "profondément préoccupés" par cette offensive.

L’offensive à haut risques d’Erdogan contre les Kurdes de Syrie

L’offensive à haut risques d’Erdogan contre les Kurdes de SyrieJeudi 10 octobre 2019 à 23h09

lefiigaro.fr | 10/10/2019 | Par  Minoui, Delphine

Militairement et diplomatiquement, le président turc fait un pari en lançant ses troupes au sol.

François Hollande : « Nous avons une dette envers les Kurdes »

François Hollande : « Nous avons une dette envers les Kurdes »Jeudi 10 octobre 2019 à 22h37

Le Parisien | 10/10/2019

François Hollande, qui décida en 2015 l’intervention de l’aviation française contre Daech en Syrie, appelle à une réaction urgente pour stopper l’offensive turque contre les Kurdes, nos alliés.

Syrie: Erdogan lance son assaut contre les Kurdes

Syrie: Erdogan lance son assaut contre les KurdesJeudi 10 octobre 2019 à 19h00

Le Monde | Marie Jégo avec Allan Kaval | 10/10/2019

L’armée turque a bombardé plusieurs localités du nord­est de la Syrie, mercredi, avant de lancer une opération terrestre, provoquant au moins 15 morts et des milliers de déplacés

Ankara passe à l’attaque dans le nord de la Syrie

Ankara passe à l’attaque dans le nord de la SyrieJeudi 10 octobre 2019 à 17h47

lefigaro.fr | 10/10/2019 | Par Minoui, Delphine

Deux jours après l’annonce du retrait américain, des blindés turcs ont passé la frontière.

MOYEN-ORIENT La Turquie a tenu sa parole. Deux jours après l’annonce soudaine du retrait américain, et malgré les nouvelles menaces de Donald Trump, Ankara a fini par lancer son offensive en Syrie. Mercredi soir, des militaires turcs et leurs supplétifs syriens ont traversé la frontière en direction de Tal Abyad, selon une déclaration du Ministère de la Défense turc. L’opération militaire terrestre, qui a été précédée dans l’après-midi par une série de raids aériens aussitôt confirmés par Recep Tayyip Erdogan. « Les forces armées turques et l’Armée syrienne nationale (composée de rebelles syriens soutenus par Ankara) viennent de lancer l’opération Source de paix contre les terroristes du PKK/YPG et de Daech au nord de la Syrie. Notre mission est d’empêcher la création d’un corridor terroriste sur notre frontière, et d’apporter la paix dans ce secteur », avait déclaré en fin d’après-midi le président turc via son compte Twitter. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, au moins quinze personnes ont perdu la vie, dont huit civils, dans des bombardements turcs. Tard dans la soirée, les forces kurdes déclaraient avoir repoussé l’offensive, sans donner plus de précision.