Rojava

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Cynisme

Une trahison. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de Donald Trump à l’égard de ses alliés kurdes. On ne sait si le retrait américain de la zone frontalière sera confirmé : cette perspective rencontre une forte opposition au sein de l’administration américaine. Mais l’intention du Président n’est pas douteuse : il veut abandonner les Kurdes à leur sort.

Rappelons-nous. Quand les alliés ont voulu empêcher les terroristes de l’Etat islamique de s’installer dans leurs terres de conquête, il a fallu trouver des soldats capables d’affronter les islamistes sur le terrain. Les puissances occidentales ne souhaitaient pas déployer des troupes au sol, en dehors de quelques centaines de combattants des forces spéciales : elles se sont tournées vers les Kurdes. Dans leur intérêt, bien sûr, mais aussi dans celui des Occidentaux, ces soldats courageux se sont retrouvés en première ligne. C’est en grande partie grâce à leur abnégation et à leur efficacité que les enclaves créées par Daech sont tombées une à une.

Et voici que pour toute reconnaissance, les Etats-Unis, mollement désapprouvés par les Européens - notamment les Français, pourtant proches des Kurdes -, envisagent très sérieusement d’abandonner purement et simplement leurs alliés aux coups de l’armée turque. Cynisme et double jeu : tels sont les principes qui gouvernent cette trahison annoncée. Nul simplisme dans ce diagnostic. On sait que la Turquie, depuis des lustres, redoute plus que tout la constitution d’un embryon de Kurdistan autonome à sa frontière, qui servirait de point d’appui et de référence à la forte minorité kurde présente sur son sol. Mais cette affaire complexe est justiciable d’une négociation entre les parties, qui assurerait la sécurité de nos alliés. On prévoit la désertion. Elle resterait comme une tache sur l’honneur des démocraties.

Cette catégorie contient 68 articles

Les Kurdes abandonnés par l’ami américain

Les Kurdes abandonnés par l’ami américainMardi 8 octobre 2019 à 19h28

Libération.fr | 08/10/2019

La Maison Blanche a annoncé dimanche le retrait de ses troupes, ce qui pourrait entraîner une déstabilisation de toute la région. Alliées de longue date des Etats-Unis dans la lutte antijihadiste, les forces kurdes se retrouvent sans soutien, en première ligne face à un Etat qui les qualifie de «terroristes».

Pour Erdogan, un succès stratégique

Pour Erdogan, un succès stratégiqueMardi 8 octobre 2019 à 19h26

Libération

Le président turc réclamait depuis des années la mise en place d’une zone tampon, afin de contenir les forces armées kurdes à la frontière. Le revirement américain lui ouvre la possibilité d’une nouvelle offensive militaire.

«L’initiative américaine met en danger tous nos espoirs»

«L’initiative américaine met en danger tous nos espoirs»Mardi 8 octobre 2019 à 19h23

Libération

Pour Khaled Issa, qui représente les Kurdes syriens en France, confier l’avenir de la région à la Turquie serait «catastrophique». Il compte sur les Européens, et plus particulièrement Paris, pour contrer les projets d’Erdogan.

L’abandon tragique des Kurdes de Syrie

L’abandon tragique des Kurdes de SyrieMardi 8 octobre 2019 à 19h03

Lefigaro.fr | Renaud Girard

FIGAROVOX/CHRONIQUE - L’abandon des Kurdes syriens ne constitue pas qu’une faute morale. C’est aussi une faute stratégique qui va permettre une résurrection de l’influence de l’État islamique.

Monsieur Macron, la France doit sauver nos alliés kurdes !

Monsieur Macron, la France doit sauver nos alliés kurdes !Mardi 8 octobre 2019 à 18h59

Lefigaro.fr | Par HUGUES DEWAVRIN

FIGAROVOX/TRIBUNE - Les États-Unis trahissent les femmes et les hommes qui ont permis de vaincre l’État islamique en Syrie. Cependant pareille honte peut encore être évitée, juge le président de la Guilde européenne du Raid.

Vers la fin du mirage pour le Kurdistan syrien autonome

Vers la fin du mirage pour le Kurdistan syrien autonomeLundi 7 octobre 2019 à 21h20

Liberation.fr | Par Hala Kodmani

La décision de Trump met un sérieux frein aux aspirations des forces kurdes, grisées par leurs nombreuses victoires contre l’EI.

Trump abandonne les Kurdes syriens à leurs ennemis turcs

Trump abandonne les Kurdes syriens à leurs ennemis turcsLundi 7 octobre 2019 à 19h13

Lefigaro.fr | Adrien Jaulmes

En annonçant le retrait des troupes américaines de la frontière syro-turque, la Maison-Blanche donne à la Turquie le signal qu’elle attendait pour envahir le Rojava.

Les camps syriens, «bombes à retardement» jihadistes

Les camps syriens, «bombes à retardement» jihadistesMercredi 2 octobre 2019 à 19h32

Liberation.fr | Aimad Hesso , docteur en Géographie

Tribune. Ils sont six, installés dans le nord-est de la Syrie, sur le territoire des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale. Six camps, qui hébergent près de 100 000 personnes. Surtout des déplacés, c’est-à-dire des Syriens qui ont fui les régions les plus marquées par le conflit dans leur pays pour trouver refuge dans des zones plus calmes. On en compte au total 6,5 millions. Les réfugiés - ceux qui ont quitté la Syrie - sont quant à eux 5 millions, principalement installés dans les pays voisins : la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak surtout. En tout, un Syrien sur deux a déjà connu une migration.