ReniementJeudi 22 mars 2018 à 15h52

Le Figaro - Editorial | Par Arnaud De La Grange | mercredi 21 mars 2018

En grand chroniqueur de la comédie humaine, Honoré de Balzac nous dit que « l’ingratitude vient peut-être de l’impossibilité où l’on est de s’acquitter ». C’est une tragédie qui se joue dans le nord de la Syrie, mais l’une de ses clés se trouve peut-être dans ces mots. Aux Kurdes qui leur ont servi de fantassins dans la lutte contre Daech, les Occidentaux ne savent qu’offrir. Alors ils les lâchent, les sacrifient.

Cette indignité se fait dans l’indifférence de l’opinion et l’indignation très amortie des politiques. Il y a trois ans, les jeunes combattantes kurdes qui avaient défendu Kobané face aux djihadistes étaient célébrées jusqu’au Palais de l’Élysée. Aujourd’hui, on les regarde mourir en silence.

Cela semble une fatalité. Comme si, à la fin, dans cet Orient compliqué, les Kurdes devaient toujours perdre. Il est vrai qu’ils ne s’aident pas toujours eux-mêmes. Divisions claniques, conflits et sous-conflits en cascade, alliances de revers minent leur cause et leurs projets.

Cet abandon est d’autant plus révoltant que les Kurdes sont laissés seuls face à un autocrate turc qui passe son temps à défier ces mêmes Occidentaux. Et qui s’appuie sur des soi-disant « rebelles syriens » aux forts relents islamistes. Nous renions notre propre camp.

Il ne s’agit pas de faire des forces kurdes de Syrie une armée des anges. Elles restent cousines du PKK marxiste-léniniste de Turquie, même si cette coloration idéologique a passé avec les années. Mais nous avons des valeurs en commun. Et nous serons toujours plus proches d’un mouvement qui met les femmes au même rang que les hommes que de ceux qui les rangent dans une catégorie inférieure.

Ce lâchage est une faute morale. C’est aussi une faute politique. Les Occidentaux montrent que leurs alliés d’un jour peuvent le lendemain être traités comme de vulgaires supplétifs. De la chair à canon qu’on laisse tomber quand elle a fini de servir. Alors que des combats essentiels sont loin d’être terminés, le signal est désastreux.


  

Les Kurdes face à la trahisonJeudi 22 mars 2018 à 14h07

Le Monde | par Alain Frachon | 23 mars 2018

Sans les Kurdes, la barbarie de l'organisation dite Etat islamique (EI) sévirait encore. Les djihadistes disposeraient toujours de leurs points d'appui en Syrie et en Irak. Les " hommes en noir " asserviraient les populations locales. A Mossoul, en Irak, les djihadistes fabriqueraient de la voiture piégée à la chaîne – pour tuer et mutiler ici et là. A Rakka, en Syrie, ils entraîneraient de jeunes Européens, convertis à leur cause, pour qu'ils repartent semer la mort – à Bruxelles, Paris et ailleurs.


  

Génocide des Kurdes par la Turquie: nous sommes tous complicesVendredi 16 mars 2018 à 17h21

Le Point N° 2376 l 15 mars 2018

L'éditorial de Franz-Olivier Giesbert

Avec l'affaire des Kurdes de Syrie, principaux artisans de la victoire contre Daech, l'Occident est arrivé au bout du bout de la bêtise et de l'ignominie. Avec un cynisme sans fond, le voici qui laisse la Turquie, son« alliée», les exterminer avec l'aide des soldats de feu l'Etat islamique.


  

L'Europe veut contrer les espions turcs sur son solJeudi 15 mars 2018 à 18h14

Le Monde | 16 mars 2018 | Par Jacques Follorou

Les justices européennes coopèrent pour empêcher les agents du MIT d'éliminer des responsables kurdes.


  

Afrine sous les bombes turquesMercredi 14 mars 2018 à 18h46

Image prises le 14 mars au coucher du soleil.


  

Le Dessous des cartes: Un ou des Kurdistan ?Lundi 5 mars 2018 à 16h09

Arte.tv | Emilie Aubry

Ils sont quelque 35 millions de Kurdes, qui constituent le plus grand peuple au monde sans État, écartelé pour des raisons historiques et géopolitiques entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie.


  

La Syrie, théâtre de nouvelles guerres entre puissances régionalesVendredi 16 février 2018 à 14h57

Le Figaro | vendredi 16 février 2018 | Georges Malbrunot

Israéliens et Turcs interviennent de plus en plus sur le sol syrien pour peser sur l’issue du conflit.


  

Syrie : Macron n’est toujours pas rassuré par ErdoganLundi 5 février 2018 à 15h29

Le Figaro | Georges Malbrunot | lundi 5 février 2018

Lors de leur échange téléphonique, le président turc ne s’est pas engagé sur une date de fin de l’offensive antikurde.

DIPLOMATIE Recep Tayyip Erdogan veut obtenir « des garanties sur la gouvernance locale d’Afrine » avant d’arrêter l’offensive militaire qu’Ankara mène depuis le 20 janvier contre cette enclave dans le nord-ouest de la Syrie, dominée par ses ennemis, les combattants kurdes du PYD. C’est en substance, selon une source diplomatique informée, ce que le président turc a réclamé samedi lors d’un entretien téléphonique d’une heure avec Emmanuel Macron. « Si les Turcs obtiennent ces garanties, l’opération militaire s’arrêtera », souligne-t-on à l’Élysée. « Mais tant que le PYD sera maître de cette zone, peuplée non seulement de Kurdes, mais aussi d’Arabes, la Turquie ne sera pas satisfaite », ajoute-t-on.


  

Pendant l'offensive d'Afrin, Ankara attise le nationalismeVendredi 2 février 2018 à 18h38

Le Monde | Marie Jégo | édition : 3/02/2018

Le président Erdogan profite du soutien des Turcs à son action en Syrie pour verrouiller davantage son pouvoir.


  

Les Kurdes trahis par l’OccidentVendredi 2 février 2018 à 18h16

ledevoir.com | André Poupart | 1 février 2018

J’ai eu le privilège d’être invité au Kurdistan d’Irak à six reprises pour des séjours plus ou moins prolongés à titre de conseiller, de professeur et de conférencier. La première fois en passant par la Syrie et en traversant le Tigre dans une barque (type chaloupe Verchère) ; ensuite, à travers la Turquie, de Diyarbakir à Barbour, le poste-frontière ; et enfin, directement d’Europe à Erbil, au Kurdistan, par avion Airbus.