Rojava

En apprendre plus sur

Cynisme

Une trahison. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de Donald Trump à l’égard de ses alliés kurdes. On ne sait si le retrait américain de la zone frontalière sera confirmé : cette perspective rencontre une forte opposition au sein de l’administration américaine. Mais l’intention du Président n’est pas douteuse : il veut abandonner les Kurdes à leur sort.

Rappelons-nous. Quand les alliés ont voulu empêcher les terroristes de l’Etat islamique de s’installer dans leurs terres de conquête, il a fallu trouver des soldats capables d’affronter les islamistes sur le terrain. Les puissances occidentales ne souhaitaient pas déployer des troupes au sol, en dehors de quelques centaines de combattants des forces spéciales : elles se sont tournées vers les Kurdes. Dans leur intérêt, bien sûr, mais aussi dans celui des Occidentaux, ces soldats courageux se sont retrouvés en première ligne. C’est en grande partie grâce à leur abnégation et à leur efficacité que les enclaves créées par Daech sont tombées une à une.

Et voici que pour toute reconnaissance, les Etats-Unis, mollement désapprouvés par les Européens - notamment les Français, pourtant proches des Kurdes -, envisagent très sérieusement d’abandonner purement et simplement leurs alliés aux coups de l’armée turque. Cynisme et double jeu : tels sont les principes qui gouvernent cette trahison annoncée. Nul simplisme dans ce diagnostic. On sait que la Turquie, depuis des lustres, redoute plus que tout la constitution d’un embryon de Kurdistan autonome à sa frontière, qui servirait de point d’appui et de référence à la forte minorité kurde présente sur son sol. Mais cette affaire complexe est justiciable d’une négociation entre les parties, qui assurerait la sécurité de nos alliés. On prévoit la désertion. Elle resterait comme une tache sur l’honneur des démocraties.

Cette catégorie contient 68 articles

Lettre ouverte au Président de la République : C'est insupportable

Lettre ouverte au Président de la République : C'est insupportableVendredi 18 octobre 2019 à 18h22

Contre l’inaction occidentale vis-à-vis de l’agression turque contre les kurdes de Syrie

Destinataire(s) :  Emmanuel Macron, Président de la République

Lettre ouverte au Président de la République

Contre les violences faîtes aux Kurdes de Syrie,

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien

cliquez ici

 

ROJAVA. Un médecin déclare que la Turquie utilise des armes prohibées à Serêkaniyê 16.10.2019

ROJAVA. Un médecin déclare que la Turquie utilise des armes prohibées à Serêkaniyê  16.10.2019Vendredi 18 octobre 2019 à 18h00

ANHA | Hawar News Agency | Le 16/10/2019

 

Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en Syrie

Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en SyrieVendredi 18 octobre 2019 à 17h15

Le Monde | Par Marie Jégo, Gilles Paris et Allan Kaval | Le 18/10/2019

La trêve annoncée par les Etats-Unis permet surtout à la Turquie, qui la considère comme une victoire diplomatique, d’obtenir le retrait des Kurdes.

"Les Kurdes n’abandonneront jamais” Scott Atran

Vendredi 18 octobre 2019 à 16h50

L’OBS/N°2867 | Par PASCAL RICHE | Le 17/10/2019

Selon l’anthropologue Scott Atran(*), la guerre lancée par Ankara contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie risque de conduire à une décennie de chaos

Supplétifs, parrains… des forces en présence très diverses

Supplétifs, parrains… des forces en présence très diversesVendredi 18 octobre 2019 à 16h23

Libération | Par Luc Mathieu | Le 18/10/2019

Depuis le début de leur offensive, les Turcs s’appuient sur des milliers de rebelles anti-Assad, tandis que le régime et son allié russe dépêchent des troupes dans les zones kurdes en soutien aux FDS.

A la roulette syrienne, c’est les Russes qui gagnent

A la roulette syrienne, c’est les Russes qui gagnentVendredi 18 octobre 2019 à 15h53

Libération | Par Veronika Dorman et Hala Kodmani | Le 17 octobre 2019

Attaque turque, retrait des troupes américaines, alliance des Kurdes avec Damas… Et finalement un cessez-le-feu annoncé jeudi soir par Washington. En quelques jours, les cartes ont été rebattues en Syrie. Moscou, l’allié d’Al-Assad, est désormais en position de force, militairement et diplomatiquement.

Le retour de Bachar au Kurdistan syrien

Le retour de Bachar au Kurdistan syrienVendredi 18 octobre 2019 à 14h49

Le Figaro | Par Samuel Forey | Le 18/10/2019

Les troupes de Damas, appelées à l’aide par les Kurdes, ont fait une percée de 400 km vers le nord, sans combattre.

MOYEN-ORIENT La scène résume parfaitement le nouvel épisode de la guerre civile syrienne. Sur une route au nord-est du pays file un vieux pick-up de l’armée, chargé de soldats, le drapeau du régime battant dans l’air sec.

États-Unis : les représentants s'opposent à Trump sur la Syrie

États-Unis : les représentants s'opposent à Trump sur la SyrieJeudi 17 octobre 2019 à 17h39

lefigaro.fr avec AFP | Le 17/10/2019

La Chambre des représentants a adopté mercredi à une très vaste majorité une résolution non-contraignante condamnant la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie, signe du malaise grandissant que cette politique a provoqué jusque chez ses alliés républicains. Présentée par des élus démocrates et républicains, cette résolution «s'oppose à la décision de mettre fin aux efforts des Etats-Unis pour empêcher les opérations militaires turques contre les forces kurdes syriennes dans le nord de la Syrie». Elle a été adoptée par 354 voix contre 60, avec l'approbation de 129 républicains sur les 197 siégeant à la chambre basse.

Gérard Chaliand : « La revendication d’autonomie kurde s’est affirmée tardivement »

Gérard Chaliand : « La revendication d’autonomie kurde s’est affirmée tardivement »Jeudi 17 octobre 2019 à 17h21

humanite.fr | Entretien réalisé par Rosa Moussaoui | Le 16/10/2019

Les Kurdes ont longtemps disposé de principautés relativement autonomes au sein de l’Empire ottoman. Quelle place tenaient-ils dans cette configuration politique ?

Trump à Erdogan: « Ne jouez  pas  au dur ! Ne faites  pas l’idiot! »

Trump à Erdogan: « Ne jouez  pas  au dur ! Ne faites  pas l’idiot! »Jeudi 17 octobre 2019 à 14h30

lemonde.fr  | Gilles Paris (Washington, correspondant) | Le 17/10/2019

La guerre en Syrie, miroir de la présidence de Donald Trump

Le ton de la lettre du président américain à son homologue turc est un nouvel exemple de sa désinvolture sur le conflit syrien

Désinvolture, reprise à son compte de la propagande étrangère, missive stupéfiante à un homologue, insultes contre son opposition : la crise syrienne a continué d’agir, mercredi 16 octobre, comme un puissant révélateur de la présidence de Donald Trump.