Rojava

En apprendre plus sur

Cynisme

Une trahison. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier l’attitude de Donald Trump à l’égard de ses alliés kurdes. On ne sait si le retrait américain de la zone frontalière sera confirmé : cette perspective rencontre une forte opposition au sein de l’administration américaine. Mais l’intention du Président n’est pas douteuse : il veut abandonner les Kurdes à leur sort.

Rappelons-nous. Quand les alliés ont voulu empêcher les terroristes de l’Etat islamique de s’installer dans leurs terres de conquête, il a fallu trouver des soldats capables d’affronter les islamistes sur le terrain. Les puissances occidentales ne souhaitaient pas déployer des troupes au sol, en dehors de quelques centaines de combattants des forces spéciales : elles se sont tournées vers les Kurdes. Dans leur intérêt, bien sûr, mais aussi dans celui des Occidentaux, ces soldats courageux se sont retrouvés en première ligne. C’est en grande partie grâce à leur abnégation et à leur efficacité que les enclaves créées par Daech sont tombées une à une.

Et voici que pour toute reconnaissance, les Etats-Unis, mollement désapprouvés par les Européens - notamment les Français, pourtant proches des Kurdes -, envisagent très sérieusement d’abandonner purement et simplement leurs alliés aux coups de l’armée turque. Cynisme et double jeu : tels sont les principes qui gouvernent cette trahison annoncée. Nul simplisme dans ce diagnostic. On sait que la Turquie, depuis des lustres, redoute plus que tout la constitution d’un embryon de Kurdistan autonome à sa frontière, qui servirait de point d’appui et de référence à la forte minorité kurde présente sur son sol. Mais cette affaire complexe est justiciable d’une négociation entre les parties, qui assurerait la sécurité de nos alliés. On prévoit la désertion. Elle resterait comme une tache sur l’honneur des démocraties.

Cette catégorie contient 101 articles

Turkey's assault against Syrian Kurds leaves trail of misery and spin

Turkey's assault against Syrian Kurds leaves trail of misery and spinLundi 1 juin 2020 à 17h04

al-monitor.com | By Amberin Zaman (Syria Pulse| May 29, 2020

HASAKAH, Syria — Seven months after Turkish forces and their Sunni opposition allies crossed into northeastern Syria, upending a fragile balance that made the Kurdish-run territory the safest and most stable in the war-ravaged country, tens of thousands of displaced civilians are struggling to survive in the squalor of camps and classrooms they now call home. Some are trying to recover from injuries that rights groups allege in some cases amount to war crimes. A propaganda war waged by both sides is continuing full blast.

Dossier: La construction du système démocratique de la Syrie du Nord et de l’Est

Dossier: La construction du système démocratique de la Syrie du Nord et de l’EstMercredi 4 mars 2020 à 18h24

Rojavainformationcenter.com

L’invasion du territoire syrien par la Turquie, le 9 octobre 2019, a entamé un nouveau chapitre de la Guerre Civile syrienne et ouvert de nouvelles arènes aux jeux politiques des pouvoirs régionaux et internationaux.

En Syrie avec la dame de Rakka

En Syrie avec la dame de RakkaJeudi 13 février 2020 à 16h30

lemonde.fr | Par Alain Frachon, éditorialiste au « Monde »  | Publié le 13/02/2020

« Le rêve caressé par les quelque 2 millions de Kurdes de Syrie s’estompe »

Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », revient sur la volonté, portée par des militants comme la maire adjointe de Rakka, Leïla Mustapha, d’imaginer une autre Syrie et de refuser l’alternative « Bachar ou les barbus ».

"Usage de phosphore blanc au Rojava" Rapport Médical

Vendredi 31 janvier 2020 à 17h20

Paris, 27 Janvier 2020 | Conférence de presse | Dr Abbas Mansouran

 

En Syrie, le martyre d’Havrin Khalaf, victime des chiens de guerre d’Ankara

En Syrie, le martyre d’Havrin Khalaf, victime des chiens de guerre d’AnkaraVendredi 22 novembre 2019 à 18h09

lemonde.fr | Par Benjamin Barthe et Allan Kaval | le 22 novembre 2019

Récit : L’assassinat, en octobre, de la jeune responsable kurde illustre l’extrême violence des miliciens islamistes soutenus par la Turquie.

Syrie avec les réfugiés du Rojava

Syrie avec les réfugiés du RojavaMardi 19 novembre 2019 à 19h22

l’Humanité | Par Pierre Barbancey, envoyé spècial | 19 NOVEMBRE 2019

« Nos maisons ont été pillées. De quoi sommes-nous coupables? »

L’interminable malheur kurde

L’interminable malheur kurdeMardi 12 novembre 2019 à 17h18

Le Temps | Par Gilberte Favre | 11/11/2019

OPINION. Les faits nous démontrent cruellement que les Kurdes sont condamnés, 
depuis trop longtemps, à un malheur sans fin. Pour avoir partagé durant dix-sept ans la vie de Noureddine Zaza, notamment victime du régime baassiste syrien, je ne peux être indifférente à ce malheur. Alors j’essaie de comprendre l’Incompréhensible, à savoir la haine des uns et des autres à l’égard du peuple kurde qui, avec près de 40 millions d’âmes, serait l’Etat le plus puissant du Proche-Orient?

« Sans les Kurdes qu’il a trahis, Trump ne célébrerait pas sa “victoire” sur l’EI »

« Sans les Kurdes qu’il a trahis, Trump ne célébrerait pas sa “victoire” sur l’EI »Lundi 4 novembre 2019 à 15h02

lemonde.fr | Alain Frachon (éditorialiste au « Monde ») | Le 2 novembre 2019

En se félicitant de la mort d’Abou Bakr Al-Baghdadi, le président américain veut faire oublier qu’il a livré les Kurdes à la Turquie et aux exactions des supplétifs arabes syriens d’Ankara, écrit, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».

Comment les Kurdes ont permis aux Américains de tuer le chef de Daech

Comment les Kurdes ont permis aux Américains de tuer le chef de DaechJeudi 31 octobre 2019 à 16h40

Le Canard enchaîné | mercredi 30 octobre 2019

Trump doit son succès aux Kurdes