
Mercredi 4 mars 2026 à 15h44
Erbil (Irak), 4 mars 2026 (AFP) — Un combattant kurde iranien a été tué mercredi dans une attaque à la roquette contre le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) en exil dans le nord de l'Irak, a déclaré à l'AFP un porte-parole du parti.
La région du Kurdistan irakien - située dans les montagnes du nord du pays près de la frontière iranienne - sert depuis longtemps de refuge à plusieurs factions armées de l'opposition kurde iranienne, régulièrement visées par des frappes de l'Iran.
Mercredi matin, l'Iran "a tiré trois roquettes sur un camp du PAK qui abrite nos familles", près d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, a affirmé Khalil Sanani, porte-parole du PAK. "Un garde a été tué et trois autres blessés", a-t-il ajouté.
Les Gardiens de la Révolution - armée idéologique de l'Iran - ont confirmé mercredi avoir ciblé au Kurdistan irakien des groupes d'opposition kurdes armés.
"Des bases et quartiers généraux des groupes Komala et anti-révolutionnaires ont été touchés avec succès par trois missiles" tirés à 11H00 (07H30 GMT), ont dit dans un communiqué les Gardiens de la Révolution.
La veille, des frappes de drones attribuées à l'Iran avaient touché le camp d'Azadi, qui dépend du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) - l'un des plus importants mouvements d'opposition kurdes iraniens - faisant un blessé.
L'Iran qualifie les groupes d'opposition kurdes d'organisations terroristes, les accusant d'avoir servi les intérêts occidentaux ou ceux d'Israël.
Nombre d'entre eux ont combattu par le passé les forces de sécurité iraniennes dans les régions à majorité kurde, limitrophes de l'Iran.
Ces dernières années, ils se sont toutefois largement abstenus d'actions armées, tout en poursuivant depuis l'exil leur campagne contre la République islamique.
Ils ont récemment intensifié leur lobbying après les manifestations de masse en Iran en janvier, dont la répression a fait des milliers de morts.
En février, le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et quatre autres groupes en exil avaient annoncé la formation d'une coalition politique visant à renverser la République islamique d'Iran et, à terme, obtenir l'autodétermination.
Le plus haut dignitaire chiite d'Irak, le Grand ayatollah Ali Sistani, né en Iran, a pour sa part dénoncé mercredi la "guerre injuste" contre l'Iran, menée depuis samedi par les Etats-Unis et Israël.
Il a exhorté "tous les pays, en particulier les nations islamiques, à déployer tous les efforts possibles pour y mettre fin immédiatement et parvenir à un règlement juste et pacifique de la question du nucléaire iranien".
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Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.