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Une frappe tue deux combattants dans l'ouest de l'Irak, selon une coalition d'ex-paramilitaires


Mardi 31 mars 2026 à 15h58

Bagdad, 31 mars 2026 (AFP) — Une frappe dans l'ouest de l'Irak a tué mardi deux combattants de l'ancienne coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi, a annoncé cette alliance qui comprend des factions pro-iraniennes, en accusant les Etats-Unis et Israël.

L'Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, malgré ses efforts pour l'éviter.

Des groupes armés pro-Iran revendiquent régulièrement des attaques de drones contre des intérêts américains en Irak et dans l'ensemble de la région, tandis que des frappes ont également visé ces groupes.

"Cette attaque ignoble a entraîné le martyre de deux combattants et blessé quatre autres", indique un communiqué du Hachd al-Chaabi au sujet de la frappe qui a visé un point de contrôle dans la province d'Al-Anbar.

Cette coalition, également connue sous le nom de Forces de mobilisation populaire, fait désormais partie des forces armées régulières irakiennes.

Plus tôt mardi matin, une explosion a été entendue près de l'aéroport international d'Erbil, dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Erbil abrite un important complexe consulaire américain et son aéroport accueille des conseillers militaires rattachés à la coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.

Les attaques menées par les groupes pro-Iran, généralement interceptées par la défense antiaérienne, prennent pour cible notamment les effectifs de la coalition internationale déployée en Irak ou l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Un deuxième journaliste de l'AFP a indiqué que des débris provenant de l'interception de l'attaque étaient tombés sur des voitures et des habitations près de l'aéroport, dont certaines ont été endommagées, et a rapporté avoir vu de la fumée s'élever au-dessus de la ville.

Dans la nuit, le Hachd al-Chaabi avait déclaré que ses positions avaient été visées par trois frappes israélo-américaines qui n'ont pas fait de victimes.

Ces frappes ont visé la base de Jurf al-Sakher, aussi connue sous le nom de Jurf al-Nasr, qui constitue l'un des bastions du groupe Kataëb Hezbollah, ou Brigades du Hezbollah, soutenu par Téhéran.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.