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Une explosion entendue près de l'aéroport d'Erbil, au Kurdistan irakien (journaliste AFP)


Mardi 31 mars 2026 à 11h54

Erbil (Irak), 31 mars 2026 (AFP) — Une explosion a été entendue mardi matin près de l'aéroport international d'Erbil, dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Erbil abrite un important complexe consulaire américain et son aéroport accueille des conseillers militaires rattachés à la coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.

L'Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, malgré ses efforts pour l'éviter.

Des groupes armés pro-Iran revendiquent régulièrement des attaques de drones contre des intérêts américains en Irak et dans l'ensemble de la région, tandis que des frappes ont également visé ces groupes.

Les attaques menées par les groupes pro-Iran, généralement interceptées par la défense antiaérienne, prennent pour cible notamment les effectifs de la coalition internationale déployée en Irak ou l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Un deuxième journaliste de l'AFP a indiqué que des débris provenant de l'interception de l'attaque étaient tombés sur des voitures et des habitations près de l'aéroport, dont certaines ont été endommagées, et a rapporté avoir vu de la fumée s'élever au-dessus de la ville.

Une base de la province de Souleimaniyé, également dans le nord de l'Irak, qui héberge les forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien, a aussi été visée dans la nuit par des tirs de missiles et de roquettes qui n'ont pas fait de victimes, ont indiqué ces forces.

Dans le sud de l'Irak, des responsables de la sécurité ont annoncé qu'un drone était tombé dans un champ pétrolifère, sans qu'aucune explosion ou blessé ait été signalé.

De nombreuses installations pétrolières en Irak sont à l'arrêt depuis le début de la guerre.

Dans la nuit, les ex-paramilitaires des Forces de mobilisation populaire, désormais intégrées à l'armée régulière mais comprenant des groupes pro-Iran, ont déclaré que leurs positions avaient été visées par trois frappes israélo-américaines qui n'ont pas fait de victimes.

Ces frappes ont visé la base de Jurf al-Sakher, aussi connue sous le nom de Jurf al-Nasr, qui constitue l'un des bastions du groupe Kataëb Hezbollah, ou Brigades du Hezbollah, soutenu par Téhéran.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.