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Une base de l'armée syrienne visée par des missiles tirés d'Irak


Lundi 23 mars 2026 à 23h21

Damas, 23 mars 2026 (AFP) — L'armée syrienne a confirmé lundi que l'une de ses bases dans le nord-est du pays avait été visée par des tirs de missiles en provenance d'Irak, un responsable de sécurité irakien accusant une faction armée pro-iranienne d'être à l'origine de l'attaque.

"L'une de nos bases militaires (...) dans la province de Hassaké a été visée par une attaque de missiles", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Depuis la zone frontalière de Rabia, dans le nord de l'Irak, "une faction irakienne a tiré sept roquettes (...) en direction d'une base dans la région de Hassaké", avait auparavant précisé un responsable irakien, préférant rester anonyme.

Une plateforme de lance-roquettes a été retrouvée abandonnée dans le secteur de Rabia, a-t-il indiqué.

La base visée de l'armée syrienne a été récemment abandonnée par des forces américaines de la coalition internationale antijihadiste.

"Nous sommes en contact et nous nous coordonnons avec le côté irakien concernant cet incident, et ils ont confirmé que l'armée irakienne avait lancé une opération pour retrouver les auteurs", a indiqué l'armée syrienne.

Sipan Hamo - un haut commandant des forces kurdes récemment nommé au poste de ministre syrien adjoint à la Défense pour la région est - a exprimé sa condamnation de l'attaque visant la base de la zone de Rmeilan.

"Nous tenons les autorités irakiennes pleinement et directement responsables de cet acte, car elles n'ont pas su contrôler leur territoire et empêcher qu'il ne soit utilisé pour lancer des attaques qui menacent notre sécurité et notre intégrité territoriale", a commenté le ministre, précisant que l'incident avait causé "des dégâts matériels, sans faire de victime".

Depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, le 28 février, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix.

Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions sont visées par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.