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Turquie: Vaste opération anti-PKK: 6 policiers, 6 rebelles tués


Jeudi 22 mars 2012 à 12h13

DIYARBAKIR (Turquie), 22 mars 2012 (AFP) — Six policiers et six rebelles kurdes ont été tués en deux jours d'intenses combats opposant les forces de l'ordre aux membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie, a-t-on indiqué jeudi de source de sécurité locale.

Plusieurs milliers de soldats et de policiers participaient aux opérations appuyées par l'aviation turque (hélicoptères de combat et chasseurs) aux abords du mont Cudi, dans la province de Sirnak, proche de la frontière avec la Syrie et l'Irak, a-t-on précisé de même source.

Le ministre de l'Intérieur Idris Naim Sahin avait annoncé mercredi soir que cinq policiers avaient été tués dans les heurts survenus depuis mardi.

Mercredi, un sixième membre des forces spéciales de la police a été tué et six rebelles abattus dans l'offensive turque contre un nombre indéterminé de rebelles qui se cachent dans cette zone montagneuse, a-t-on précisé.

M. Sahin et de hauts responsables militaires se sont rendus sur les lieux des combats, les plus violents de cette année, qui se poursuivaient jeudi.

Les membres du PKK, retranchés dans des caches situées et Turquie et dans le nord de l'Irak, frappées régulièrement par l'avaition turque, profitent de la fonte des neiges au printemps pour s'infiltrer d'Irak en Turquie afin d'y organiser des attaques.

C'est pendant cette période que les forces d'Ankara intensifient les opérations contre les rebelles.

La police est de plus en plus impliquée d'autre part dans la lutte contre les rebelles du PKK, alors qu'auparavant cette tâche revenait essentiellement à l'armée.

Le conflit kurde en Turquie a fait plus de 45.000 morts, selon l'armée, depuis le début de l'insurrection du PKK en 1984 dans le sud-est anatolien, peuplé majoritairement de kurdes.

Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et de nombreux pays. Son chef Abdullah Öcalan, purge depuis 1999 une peine à vie dans une prison du nord-ouest de la Turquie d'où il dirige son mouvement armé par le biais de ses avocats qui lui rendent régulièrement visite.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.