
Samedi 17 janvier 2026 à 16h34
Istanbul, 17 jan 2026 (AFP) — Des rassemblements se sont déroulés samedi dans plusieurs villes turques en majorité peuplées de Kurdes, dont Batman et Siirt, en soutien aux combattants kurdes assiégés dans le nord-est de la Syrie, ont rapporté un correspondant de l'AFP et des médias prokurdes.
A Batman, plus de cent manifestants, dont de nombreux jeunes, se sont retrouvés à l'appel de la branche Jeunesse du parti prokurde DEM, la troisième force au Parlement turc, souligne le site internet d'information Rüdaw Türkce.
Selon cette source, qui diffuse des images de la marche, la police est intervenue pour canaliser la foule, "sans incidents".
D'autres images montrent des manifestants regroupés derrière des banderoles sur lesquelles est écrit "Le Rojava n'est pas seul", du nom de l'Administration autonome kurde autoproclamée dans le nord et l'est de la Syrie.
Des rassemblements similaires ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs localités de la région, tandis que l'armée de Damas repousse les Forces démocratiques syriennes (FDS, majoritairement kurdes), à l'est de l'Euphrate, après avoir exigé qu'elles évacuent les derniers quartiers d'Alep qu'elles tenaient encore.
Les FDS ont affirmé avoir perdu un certain nombre de leurs combattants samedi, en dépit d'un accord de cessez-le-feu de 48 heures censé leur permettre de quitter deux villes tombées aux mains des autorités syriennes.
Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, est déterminé à étendre son contrôle sur l'ensemble du territoire syrien.
La Turquie lui a apporté son appui malgré un processus de paix en cours depuis un an avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), la guérilla kurde de Turquie, qu'Ankara considère comme affiliée aux FDS.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a défendu jeudi devant la presse "le recours à la force".
"J'espère que les problèmes seront réglés par le dialogue mais lorsqu'ils ne peuvent l'être par la négociation et de bonne foi, le recours à la force devient malheureusement une option pour le gouvernement syrien", a-t-il déclaré.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.