
Jeudi 30 octobre 2014 à 12h23
Istanbul, 30 oct 2014 (AFP) — Un militaire turc grièvement blessé mercredi à Diyarbakir, la plus grande ville kurde du sud-est de la Turquie, par des coups de feu tirés par deux hommes masqués non identifiés est mort de ses blessures, a annoncé jeudi l'état-major de l'armée turque.
Les forces armées turques "condamnent sévèrement cette agression sauvage, méprisable et traître", a déclaré l'état-major dans un communiqué.
Sous-officier, Nejdet Aydogdu a été abattu à bout portant mercredi alors qu'il n'était pas en service et faisait des courses avec son épouse dans le centre-ville de Diyarbakir. Les deux individus masqués qui ont ouvert le feu sur lui n'ont pas été identifiés, selon l'armée.
Cette agression intervient après la mort samedi, dans des conditions similaires, de trois autres militaires qui n'étaient pas eux non plus en service dans la ville de Yuksekova, dans l'extrême sud-est de la Turquie non loin de la frontière irakienne.
L'armée a attribué cette précédente attaque aux rebelles séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont catégoriquement nié y être mêlés.
Le PKK, qui mène la rébellion depuis 1984 contre les forces armées turques, a décrété depuis 2013 un cessez-le-feu après l'ouverture de pourparlers de paix avec le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara.
Ce processus de paix est toutefois menacé par le refus de la Turquie d'intervenir militairement pour la défense de la ville syrienne kurde de Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe) assiégée par les jihadistes.
La politique syrienne d'Ankara a nourri au début du mois de violentes émeutes prokurdes dans de nombreuses villes de Turquie qui ont fait plus d'une trentaine de morts.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.