
Jeudi 22 janvier 2026 à 14h23
Diyarbakir (Turquie), 22 jan 2026 (AFP) — Les autorités turques ont interdit de vendredi à lundi tout rassemblement à Diyarbakir, la principale ville du sud-est à majorité kurde, en raison des tensions dans le nord de la Syrie voisine, a annoncé jeudi le gouvernorat provincial.
Plusieurs manifestations de la minorité kurde de Turquie, qui représente environ 20% de la population, ont été réprimées depuis le début de la semaine dans le sud-est de la Turquie, dont une marche, mardi, jusqu'à la frontière avec la Syrie, où Damas a entrepris de déloger les combattants kurdes de leur région autonome dans le nord-est du pays.
"Afin de préserver l'ordre public et la sécurité dans l'ensemble de notre province, les réunions, marches de protestation et déclarations à la presse, ainsi que l'installation de tentes, les affiches et les banderoles, sont interdites pour une durée de 4 jours", a annoncé le gouvernorat de Diyarbakir.
Plusieurs mouvements prokurdes, dont le parti DEM, troisième force au parlement turc, avaient convoqué pour dimanche un rassemblement de soutien au fondateur et chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), Abdullah Öcalan.
M. Öcalan, détenu sur une île-prison au large d'Istanbul depuis 1999, est engagé dans un processus de paix avec Ankara.
Le président Recep Tayyip Erdogan, proche allié de la nouvelle direction syrienne, s'est félicité jeudi du cessez-le-feu de quatre jours conclu jusqu'à samedi soir entre les autorités syriennes et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS, majoritairement kurdes), mettant également en garde contre tout désordre dans son propre pays.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.