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Turquie: cinq blessés après la chute d'un obus de mortier près de la frontière syrienne


Dimanche 5 octobre 2014 à 17h48

Suruc (Turquie), 5 oct 2014 (AFP) — Un obus de mortier a fait 5 blessés en tombant dimanche sur le territoire turc, à quelques kilomètres de la ville syrienne de Kobané où les combats font rage entre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les combattants kurdes, a-t-on appris de sources médicales.

Au vu de l'intensité des récents combats en Syrie autour de la ville de Kobane, les forces de sécurité turques ont ordonné par précaution l'évacuation de la zone frontalière.

Ce tir d'origine indéterminée a frappé une maison des faubourgs de la ville frontalière de Suruç, à quelque 2 km à l'intérieur du territoire turc, ont ajouté ces sources, précisant qu'aucune des victimes n'avait été sérieusement touchée.

"C'était un cauchemar. Il y a des affrontements juste à côté, et personne ne fait rien", a raconté à l'AFP Berhan Polat, l'un des blessés, à l'hôpital de Suruç. Selon lui, entre 10 et 15 personnes étaient présentes dans la maison au moment de l'explosion.

Depuis lundi, plusieurs obus de mortiers ont visé le territoire turc, faisant plusieurs blessés. L'un d'entre eux a notamment visé ce matin une colline d'où de nombreux journalistes et habitants kurdes observent les combats qui se déroulent autour de Kobané.

L'armée turque, qui a déployé de nombreux renforts le long de sa frontière face à Kobané, n'a pas immédiatement riposté à ces tirs, selon une journaliste de l'AFP.

Par précaution, les forces de sécurité turques ont procédé à l'évacuation de deux petits villages, Kucukkenderli et Buyukkenderli. Elles ont également interdit pour les mêmes raisons les abords immédiats de la frontière à la presse, selon la journaliste de l'AFP.

Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser toutes les personnes présentes dans la zone frontalière, et un véhicule appartenant à un média a été endommagé par une grenade de gaz tirée à bout portant, ont relaté des témoins.

Le gouvernement islamo-conservateur turc a obtenu jeudi de son Parlement l'autorisation d'engager l'armée en Syrie et en Irak pour combattre l'EI mais n'en a jusque-là pas pris la décision.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.