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Turquie : 8 soldats tués dans une attaque du PKK dans le sud-est (armée)


Mercredi 19 août 2015 à 22h55

Ankara, 19 août 2015 (AFP) — Huit soldats turcs ont été tués mercredi dans une attaque survenue dans la province de Siirt (sud-est) et attribuée aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a annoncé l'armée turque.

Une bombe télécommandée à distance a explosé au passage d'une patrouille militaire dans une zone rurale du district de Pervari, a précisé l'état-major, déplorant dans un communiqué la mort de "huit soldats héros".

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière contre l'armée turque depuis que l'Etat turc a lancé une vaste offensive contre la guérilla kurde, le mois dernier.

Dans une apparente opération de représailles, des avions de guerre turcs F16 ont mené mercredi soir des raids contre des refuges du PKK dans la région de Karacali sur la frontière entre la Turquie et le nord de l'Irak, a rapporté l'agence officielle Anatolie.

En tenant compte des dernières pertes, une cinquantaine de membres des forces de sécurité ont été tués dans des attaques attribuées au PKK au cours du dernier mois.

Parallèlement à cette campagne militaire qui vise aussi, mais beaucoup moins intensivement, le groupe de l'Etat islamique (EI) en Syrie, la Turquie est confrontée à une crise politique depuis les élections législatives de juin qui n'ont pas permis de déboucher sur un gouvernement de coalition, les islamo-conservateurs au pouvoir depuis 2002 ayant perdu leur majorité.

Une répétition des élections est inévitable dans les prochains mois, a d'ailleurs précisé mercredi le président Recep Tayyip Erdogan.

Le parti du mouvement nationaliste (MHP), arrivé troisième aux élections législatives du 7 juin, a appelé à l'imposition de la loi martiale dans les régions en proie à la violence et au report des élections. "Autrement, nous serons confrontés à une guerre civile sanglante et inévitable", a estimé le chef du parti nationaliste Devlet Bahceli. "La Turquie est en train de nous écxhapper", a-t-il affirmé.

Le MHP avait catégoriquement refusé d'entrer dans un gouvernement de coalition avec l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.