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Turquie: 11 rebelles kurdes et trois soldats tués dans le sud-est


Vendredi 13 novembre 2015 à 13h21

Diyarbakir (Turquie), 13 nov 2015 (AFP) — Au moins 11 rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et trois soldats turcs ont été tués dans des combats dans le sud-est à majorité kurde du pays, a-t-on appris auprès des autorités locales vendredi.

Les combattants du PKK ont été tués jeudi par les forces de sécurité turques dans les districts de Silopi et Cizre, dans la province de Sirnak, frontalière de la Syrie et de l'Irak, a indiqué le gouverneur local dans un communiqué publié vendredi.

Dans la province voisine de Van, frontalière de l'Iran, un soldat turc a été tué et trois autres ont été blessés au cours d'un raid mené vendredi à l'aube contre une cache présumée de combattants du PKK, a indiqué l'armée sur son site.

Deux autres soldats ont péri le même jour dans l'explosion d'une mine au passage d'un convoi militaire dans le district de Lice, dans la province de Diyarbakir, a appris l'AFP auprès des autorités locales.

Dans cette même province, la ville de Silvan, dont trois quartiers sont depuis onze jours sous couvre-feu, les violents affrontements opposant les forces de sécurité turques à la branche jeunesse du PKK se poursuivaient vendredi.

"Les opérations vont se poursuivre jusqu'à ce que chaque rue soit sécurisée", a affirmé vendredi le Premier ministre Ahmet Davutoglu. "De nombreux objectifs ont été atteints, la vie reprendra bientôt son cours habituel", a-t-il ajouté.

Quelque 10.000 habitants sur les 90.000 que compte Silvan ont fui les combats, a rapporté le quotidien Hurriyet dans son édition parue vendredi.

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, les combats ont repris fin juillet entre les rebelles kurdes et les forces de sécurité turques, faisant voler en éclats le fragile processus de paix engagé à l'automne 2012 pour mettre un terme à ce conflit, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Le président Recep Tayyip Erdogan a promis de poursuivre la lutte "jusqu'à ce que l'organisation terroriste enterre ses armes, et que ses membres se rendent et quittent le sol turc".

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.