Page Précédente

Trump dit qu'il ne "veut pas" que les Kurdes lancent une offensive contre l'Iran


Dimanche 8 mars 2026 à 00h01

A bord d'Air Force One, 7 mars 2026 (AFP) — Donald Trump a dit samedi ne "pas vouloir" que les Kurdes lancent une offensive contre l'Iran, dans un échange avec la presse à bord de son avion.

"Je ne veux pas que les Kurdes y aillent", a déclaré le président américain. "Nous n'envisageons pas que les Kurdes y aillent. Nous avons une relation très amicale avec les Kurdes, vous le savez, mais nous ne voulons pas rendre cette guerre plus compliquée qu'elle ne l'est déjà."

Plus tôt dans la journée, la Turquie a mis en garde contre toute tentative de "déclencher une guerre civile en Iran en instrumentalisant les clivages ethniques ou religieux."

"Il s'agit d'un scénario extrêmement dangereux. Nous mettons ouvertement en garde tout le monde, Occidentaux comme Orientaux, contre ce scénario", a insisté le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, en conférence de presse à Istanbul, en disant avoir abordé la question avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, au cours d'un entretien téléphonique.

Dans une interview jeudi avec l'agence Reuters, Donald Trump s'était à l'inverse dit "tout à fait pour" une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir en place à Téhéran.

La veille, la Maison Blanche, par le biais de sa porte-parole Karoline Leavitt, avait démenti les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les Etats-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l'Iran.

Elle avait en revanche confirmé que le président américain avait "parlé avec des dirigeants kurdes" à propos de la base militaire dont disposent les Etats-Unis dans le nord de l'Irak.

Le Kurdistan irakien, situé dans les montagnes du nord du pays, près de la frontière iranienne, sert depuis longtemps de refuge à plusieurs factions armées de l'opposition kurde iranienne, régulièrement visées par des frappes de Téhéran.

Les Kurdes, un peuple sans Etat principalement réparti entre Turquie, Irak, Syrie et Iran, sont alliés aux Etats-Unis depuis de longues années, avec des fortunes diverses.

Le soutien américain a ainsi permis aux Kurdes d'Irak et de Syrie de se forger une forme d'autonomie, mais Washington vient juste de laisser tomber la faction syrienne qui l'avait aidé à combattre le groupe jihadiste Etat islamique.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.