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Trump avertit qu'il n'aidera plus l'Irak si Maliki retourne au pouvoir


Mardi 27 janvier 2026 à 21h37

Washington (États-Unis), 27 jan 2026 (AFP) — Donald Trump a mis en garde mardi sur le fait que les Etats-Unis cesseraient de soutenir l'Irak si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devait revenir au pouvoir.

"J'ai entendu dire que le grand pays qu'est l'Irak pourrait faire un très mauvais choix en réinstallant Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

"La dernière fois que Maliki était au pouvoir, le pays a sombré dans la pauvreté et le chaos total. Cela ne doit pas se reproduire", a-t-il ajouté, en soulignant qu'"en raison de ses politiques et idéologies insensées, s'il est élu, les Etats-Unis d'Amérique ne viendront plus en aide à l'Irak".

M. Maliki, figure centrale de la vie politique en Irak, a reçu samedi l'appui de la principale alliance chiite du pays, le Cadre de coordination, qui détient la majorité au Parlement et a des liens divers avec Téhéran, pour redevenir Premier ministre.

Les Etats-Unis disposent d'un important moyen de pression contre l'Irak. Ils contrôlent une large partie des recettes de l'exportation de pétrole du pays conformément à un accord de 2003, conclu après l'invasion américaine et le renversement de Saddam Hussein.

L'actuel Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, en poste depuis 2022, a gagné la confiance américaine en s'employant à faire diminuer les violences des groupes armés chiites soutenus par Téhéran, que Washington ne veut pas voir s'enhardir de nouveau.

Le Parlement irakien a ajourné mardi l'élection du chef de l'Etat à la demande des deux principaux partis kurdes, qui ont souhaité un délai pour s'entendre sur le nom d'un candidat, a annoncé l'agence de presse officielle Ina.

Conformément au système de partage du pouvoir en vigueur en Irak, le poste de Premier ministre revient à un chiite, la présidence du Parlement à un sunnite, et la présidence de la République, un poste largement honorifique, est attribuée à un Kurde.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.