Jeudi 28 août 2025 à 18h30
Al-Hol Camp (Syria), 28 août 2025 (AFP) — Plus de 800 Irakiens ont quitté jeudi le camp d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, où environ 27.000 personnes sont détenues, dont des membres de familles de jihadistes présumés, a annoncé la directrice de ce camp administré par les Kurdes.
"Environ 850 personnes partent aujourd'hui", a déclaré Jihan Hanan, directrice du camp d'Al-Hol.
Depuis le début de l'année, quelque 10.000 Irakiens ont quitté le camp en onze phases de rapatriement.
Plus de six ans après la défaite du groupe jihadiste Etat islamique (EI), les camps et prisons gérés par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie abritent encore des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont des liens présumés avec l'EI ou sont soupçonnés d'en avoir.
Selon Mme Hanan, le camp d'Al-Hol, le plus grand du nord-est de la Syrie, abrite à présent 27.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités.
Les détenus y vivent dans des conditions difficiles.
"Nous avons beaucoup souffert à Al-Hol, psychologiquement, physiquement et financièrement", a déclaré à l'AFP Umm Mahmud, une femme irakienne de 60 ans en instance de départ.
"Regardez les enfants, regardez comme ils sont heureux, c'est comme des vacances", a-t-elle ajouté.
Alors que de nombreux pays occidentaux ont refusé de rapatrier leurs ressortissants, Baghdad a accéléré les rapatriements et appelé les autres pays à en faire autant.
En février, le responsable kurde Sheikhmous Ahmed a indiqué que l'administration kurde avait pour objectif de vider les camps du nord-est de la Syrie en faisant partir des milliers de déplacés syriens et de réfugiés irakiens, y compris les proches présumés de jihadistes, d'ici la fin de l'année.
L'Etat islamique s'était emparé en 2014 de vastes portions de territoires de la Syrie et de l'Irak, avant sa défaite en 2019 en Syrie. Mais des cellules jihadistes restent présentes, notamment dans le vaste désert du pays.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.