
Mercredi 4 février 2026 à 16h55
Damas, 4 fév 2026 (AFP) — La Syrie a signé mercredi un mémorandum d'accord avec le géant pétrolier américain Chevron et une compagnie qatarie pour l'exploration offshore de pétrole et de gaz dans le pays qui sort d'une guerre meurtrière.
Le pouvoir du président Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad, tente d'attirer les investisseurs pour reconstruire le pays et se rapproche des Etats-Unis et des Etats de la région.
Le texte a été signé au palais présidentiel à Damas entre la compagnie pétrolière publique syrienne, Chevron et Power international, en présence de l'émissaire spécial américain pour la Syrie Tom Barrack, selon l'agence officielle Sana.
Cet accord marque "le premier pas de la Syrie vers l'exploration énergétique offshore", a ajouté l'agence.
D'autres pays voisins de la Syrie en Méditerranée orientale ont déjà commencé l'exploration et pour certains l'exploitation des ressources gazières.
Le Liban voisin souhaite délimiter ses frontières maritimes avec la Syrie pour élargir la prospection.
Sous Bachar al-Assad, la Syrie avait signé des accords avec des compagnies russes pour l'exploration de gaz offshore, restés sans effet. La Russie était l'un des principaux alliés de Bachar al-Assad.
La production de pétrole de la Syrie a été grandement affectée par la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024.
Les nouvelles autorités islamistes ont récemment repris le contrôle du plus grand champ pétrolifère, al-Omar, situé dans l'est du pays, après le retrait des forces kurdes à la faveur d'un accord entre les deux parties.
En mai, la Syrie avait conclu un accord énergétique d'un montant de 7 milliards de dollars avec un consortium regroupant des entreprises des Etats-Unis, du Qatar et de la Turquie, dont Power International, pour réhabiliter son secteur électrique ravagé par la guerre.
L'accord prévoit la construction de quatre centrales à gaz dans le centre et l'est du pays, ainsi que d'une ferme solaire de 1.000 mégawatts dans le sud.
bur-lar/at/eb
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.