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Syrie: libération du numéro deux d'un parti kurde interdit


Samedi 17 février 2007 à 17h32

DAMAS, 17 fév 2007 (AFP) — Le numéro deux d'un parti kurde interdit en Syrie a été libéré à Damas deux mois après son arrestation à Alep, dans le nord du pays, a annoncé samedi à l'AFP le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme en Syrie (ONDHS).

Le numéro deux du parti de l'Union démocratique kurde (Yakiti), Mehieddine Cheikh Aali, "a été libéré vendredi à Damas", a déclaré l'avocat Ammar al-Qorabi qui préside l'ONDHS, une organisation non gouvernementale.

M. Cheikh Aali avait été arrêté le 20 décembre par les services de sécurité, alors qu'il se trouvait dans un café à Alep en compagnie d'un ami.

"Il avait été transféré dans un centre de détention des services de sécurité à Damas, où il a été libéré", a précisé l'avocat.

Ce responsable kurde "est un modéré et son arrestation n'était pas justifiée, d'autant qu'il n'a fait l'objet d'aucune accusation", a ajouté Me Qorabi, souhaitant que cette libération soit "un premier pas vers celle de tous les détenus politiques".

En vertu de l'état d'urgence en vigueur en Syrie depuis 1963, les autorités peuvent arrêter des suspects sans mandat de la justice.

Environ 1,5 million de Kurdes vivent en Syrie, sur une population totale de 18 millions.

Il existe en Syrie onze partis kurdes, tous interdits. Leurs responsables se défendent d'avoir des visées sécessionnistes et assurent vouloir uniquement la reconnaissance de leur langue et de leurs droits culturels.

Plus de 200.000 Kurdes réclament en outre la nationalité syrienne, qui leur a été retirée après un recensement en 1962.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.