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Syrie: les Kurdes rejettent la désignation de leurs représentants au futur Parlement


Lundi 25 mai 2026 à 14h21

Qamichli (Syrie), 25 mai 2026 (AFP) — Les partis kurdes de Syrie ont rejeté lundi les membres désignés par une autorité formée par le pouvoir central pour les représenter au premier Parlement de l'ère post-Assad, quelques mois après un accord entre Damas et les Kurdes.

Onze personnalités avaient été désignées dimanche pour représenter les zones à forte concentration kurde du nord et du nord-est du pays par des comités locaux sélectionnés par les autorités.

"Ces personnes ne représentent qu'elles-mêmes", ont affirmé les principaux partis kurdes syriens dans un communiqué, dénonçant "une logique d'exclusion et de marginalisation, à travers la nomination sélective de plusieurs personnalités".

En octobre, les deux-tiers des membres membres du nouveau Parlement avaient été désignés par des comités locaux mis en place par une Haute commission créée par par le président syrien Ahmad al-Chareh.

Les régions à majorité kurdes du nord ainsi que la zone druze de Soueïda, dans le sud, avaient été exclues du processus pour des "raisons de sécurité".

Fin janvier, Damas avait conclu avec les Kurdes un accord l'intégration de leurs institutions, notamment de leurs forces armées, au sein de l'Etat syrien, mais sa mise en oeuvre piétine.

Les Kurdes avaient établi pendant la guerre civile une administration autonome dans de larges pans du nord et du nord-est de la Syrie.

Soueïda reste le dernier grand territoire échappant au contrôle du pouvoir central et le principal chef religieux druze, Hikmat al-Hijri, a répété la semaine dernière son opposition au processus électoral.

Le futur Parlement dont le mandat, renouvelable, est de deux ans et demi, comptera 140 membres désignés par des comités locaux et 70 qui doivent encore être nommés directement par le chef de l'Etat.

Le processus de nomination a été critiqué comme antidémocratique par des organisations de la société civile.

La formation de ce Parlement devrait consolider le pouvoir d'Ahmad al-Chareh, arrivé à la tête d'une coalition islamiste ayant renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, après plus de treize ans de guerre civile.

Les nouvelles autorités avaient dissous l'Assemblée du peuple, simple chambre d'enregistrement du pouvoir sous le clan Assad pendant des décennies.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.