
Samedi 31 janvier 2015 à 15h40
Damas, 31 jan 2015 (AFP) — Les forces kurdes affrontaient samedi le groupe Etat islamique (EI) dans les alentours de la ville syrienne de Kobané, dont ils ont chassé les jihadistes cette semaine, afin d'étendre leur contrôle sur cette zone frontalière de la Turquie, selon une ONG.
Les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG, milice kurde) qui cherchent à chasser l'EI de la région, ont pris samedi un village, a indiqué l'Observatoire syrien de droits de l'Homme (OSDH).
Les combattants kurdes contrôlent actuellement 17 des centaines de villages, certains abritant quelques maisons seulement, dans la région de Kobané.
La plupart des villages ont été pris depuis que les combattants kurdes ont chassé les jihadistes de la ville-clé de Kobané, située à la frontière syro-turque.
Les forces de l'EI, chassées de Kobané, sont restées aux alentours de la ville, au sud-est et au sud-ouest.
Dans un communiqué publié tard vendredi, les combattants des YPG ont indiqué qu'ils avaient réussi à "libérer plusieurs régions" à l'ouest de Kobané, ajoutant qu'ils avaient pris aux jihadistes plusieurs véhicules militaires, une voiture piégée, ainsi que des armes et des munitions.
Les forces kurdes, appuyées par les raids de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, ont repris le contrôle de Kobané le 26 janvier, portant un coup important à l'EI qui avait commencé le 16 septembre son offensive contre la ville pour renforcer son contrôle le long de la frontière.
Sur une vidéo, un média de l'EI a indiqué que les jihadistes se sont retirés de Kobané à cause des raids aériens mais qu'ils sont décidés à y retourner, a rapporté le site de l'OSDH.
L'offensive jihadiste lancée mi-septembre dans la région a poussé quelque 200.000 Syriens, pour l'essentiel des Kurdes, à trouver refuge en Turquie, dont la frontière reste fermée malgré la fin de la bataille. Les combats ont fait plus de 1.800 morts, dont plus de 1.000 jihadistes, selon l'OSDH.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.