
Lundi 16 février 2026 à 11h39
Roj (Syrie), 16 fév 2026 (AFP) — Les autorités kurdes ont libéré lundi 34 Australiens, proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui étaient détenus dans le camp de Roj, a indiqué à l'AFP la directrice de ce camp du nord-est de la Syrie.
Avec la libération de ces 34 personnes, membres de 11 familles de jihadistes, il ne reste plus d'Australiens aux mains des autorités kurdes.
Un photographe de l'AFP a vu des femmes, certaines entièrement voilées, d'autres portant des lunettes de soleil et un masque chirurgical, et des enfants portant leurs bagages et montant dans des minibus.
"Aujourd'hui, nous remettons 11 familles qui portent la nationalité australienne à leurs proches, venus d'Australie pour les récupérer", a déclaré la directrice du camp, Hakmieh Ibrahim.
"Ces familles sont les derniers Australiens dans le camp de Roj", a-t-elle ajouté, précisant que le camp abrite encore "2.201 personnes d'une cinquantaine de nationalités".
Les autorités australiennes ont assuré lundi que "le gouvernement ne rapatrie pas de gens de Syrie".
Les forces kurdes contrôlent toujours le camp de Roj, où sont détenus des proches de jihadistes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.
Elles s'étaient retirées en janvier du camp, plus grand, d'al-Hol, sous la pression militaire des forces de sécurité du pouvoir central de Damas, qui en ont pris le contrôle.
Depuis, des milliers de femmes et d'enfants de jihadistes étrangers se sont enfuis de ce camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue.
Le rapatriement des épouses de membres de l'EI a suscité des controverses en Australie, où certains responsables politiques estiment que ces femmes représentent une menace pour la sécurité nationale.
A l'inverse, d'autres voix, notamment parmi les ONG, ont appelé le gouvernement à porter assistance à ces citoyennes australiennes détenues dans des conditions "épouvantables".
L'organisation humanitaire Save the Children Australia (STCA) avait déposé en 2023 une plainte au nom de ces 11 femmes et 20 enfants, requérant leur rapatriement.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.