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Syrie: le gouvernement prend le contrôle d'un aéroport tenu par les Kurdes


Samedi 21 février 2026 à 20h11

Damas, 21 fév 2026 (AFP) — Les autorités syriennes ont pris le contrôle de l'aéroport de Qamichli auparavant tenu par les forces kurdes, dans le cadre de leur processus d'intégration dans l'Etat central, a annoncé samedi l'agence de presse officielle Sana.

La minorité kurde, qui avait instauré une zone autonome dans le nord de la Syrie, a dû céder en février, sous la pression militaire de Damas, plusieurs de ses bastions aux forces gouvernementales.

L'aéroport de Qamichli, dont les Kurdes s'étaient emparés après la chute fin 2024 de Bachar al-Assad, passe désormais à son tour sous le contrôle des autorités de l'islamiste Ahmad al-Chareh.

Des responsables de la Direction générale de l'aviation civile syrienne ont inspecté samedi les lieux et "discuté des moyens de relancer l'activité" selon les normes internationales en vigueur, écrit l'agence Sana.

Il s'agit d'une "étape institutionnelle importante dans le processus d'unification de la gestion des aéroports sous l'égide de l'Etat", a déclaré sur le réseau social X le directeur de l'organisme, Omar al-Hussari.

L'aéroport de Qamichli, le seul du nord-est de la Syrie, a servi pendant des années de desserte vitale aux habitants de la région, en particulier pendant la guerre civile (2011-2024).

Resté sous le contrôle du gouvernement, il a continué à accueillir des vols réguliers, reliant notamment la ville à la capitale Damas. Il a aussi été utilisé comme base militaire à partir de novembre 2019 par la Russie, alliée clé de l'ex-président syrien.

L'aéroport a cessé de fonctionner après le renversement de Bachar al-Assad et Moscou a retiré ses forces début 2026.

Outre cet aéroport, les Kurdes doivent remettre à l'Etat les champs pétroliers, principale source de financement de l'administration autonome, les postes-frontières et intégrer leurs forces au sein de quatre brigades, selon l'accord annoncé fin janvier qui signe pour beaucoup le glas de l'autonomie de cette minorité.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.