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Syrie: la Turquie accuse le Parlement européen d'adopter "des résolutions malveillantes"


Vendredi 13 février 2026 à 19h35

Ankara, 13 fév 2026 (AFP) — La Turquie a accusé vendredi le Parlement européen "d'ingérence" et d'adopter "des résolutions "malveillantes" à propos de deux textes votés jeudi par les eurodéputés, appelant les acteurs régionaux, notamment la Turquie, à s'abstenir de toute atteinte au cessez-le-feu en Syrie par des actions militaires ou par le soutien à des groupes armés.

"La résolution sur la situation dans le nord-est de la Syrie ignore le rôle de la Turquie dans le redressement et la stabilisation du pays. Nous conseillons au Parlement européen de s'efforcer davantage de comprendre la réalité du terrain et les attentes de la Syrie et du peuple syrien, au lieu d'adopter des résolutions erronées et malveillantes", a réagi vendredi le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Condamnant les violences perpétrées contre les civils dans le nord-est de la Syrie, les députés européens avaient lancé jeudi cet appel aux acteurs régionaux.

La Turquie a également réagi à une résolution du Parlement européen sur des "expulsions ciblées" de chrétiens et de journalistes étrangers par la Turquie, les qualifiant "d'allégations infondées".

"Aucune institution étrangère, y compris le Parlement européen, ne peut effectuer une ingérence dans les procédures judiciaires en vigueur dans notre pays", a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères.

Les autorités turques, proches de la nouvelle direction syrienne, ont appuyé les opérations contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, qui étaient le fer de lance de la lutte antijihadiste, ont dû, sous la pression de Damas, se retirer de larges pans du nord et du nord-est de la Syrie.

Un accord avec Damas prévoit l'intégration des FDS à l'armée syrienne, mettant fin aux espoirs d'autonomie des Kurdes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.