
Mercredi 21 janvier 2026 à 15h59
Damas, 21 jan 2026 (AFP) — Le ministère syrien de la Défense a annoncé mercredi la mort de sept soldats dans le nord-est lors d'une attaque des forces kurdes, qui ont démenti toute implication, au lendemain d'un cessez-le-feu entre les deux parties.
L'armée syrienne s'est déployée dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie après le retrait, sous la pression militaire, des forces kurdes.
Selon un communiqué du ministère, les soldats étaient entrés dans "un atelier de fabrication d'engins explosifs et de munitions pour drones", dans une zone proche de la frontière avec l'Irak.
"Un drone d'attaque des Forces démocratiques syriennes (FDS, dirigées par les Kurdes)) a visé l'atelier dont l'explosion a fait sept morts et 20 blessés" parmi les soldats, a ajouté le communiqué.
Il a accusé les FDS de "violation claire du cessez-le-feu" entré en vigueur la veille.
Les FDS ont catégoriquement démenti toute implication.
"Nous assurons que nos forces n'ont eu aucune activité militaire dans cette région et n'ont mené aucune opération de ce genre", ont-elles assuré dans un communiqué.
"Selon nos informations, l'explosion s'est produite lorsque les factions de Damas transportaient les munitions", ont ajouté les FDS.
Le pouvoir islamiste syrien avait proclamé mardi soir un nouveau cessez-le-feu avec les forces kurdes, forcées de se replier dans leur bastion de Hassaké et lâchées par leur allié américain.
Damas, déterminé à étendre son autorité sur l'ensemble du pays, a accordé un délai de quatre jours expirant samedi soir aux Kurdes pour présenter un plan sur l'intégration de leur région autonome au sein de l'Etat.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.