
Lundi 11 mai 2026 à 17h31
Damas, 11 mai 2026 (AFP) — Deux soldats syriens ont été tués lundi lors d'une attaque dans le nord-est du pays, ont annoncé les autorités, et une enquête est en cours pour en identifier les auteurs, a indiqué une source militaire à l'AFP.
Deux soldats ont été tués "et d'autres ont été blessés dans une attaque (...) perpétrée par des inconnus" contre un car dans la province de Hassaké, a rapporté l'agence officielle Sana, citant le ministère de la Défense.
Une source militaire a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que le car militaire "a essuyé des tirs" alors qu'il roulait sur l'autoroute principale reliant Ras al-Aïn, dans la province de Hassaké, à Aïn Issa, dans la province de Raqa.
Deux soldats ont également été blessés, a ajouté cette source, en précisant qu'une enquête est ouverte pour déterminer qui a perpétré l'attaque.
Au cours des derniers mois, le nouveau gouvernement islamiste syrien a étendu son contrôle à des zones du nord et du nord-est du pays qui étaient auparavant tenues par les forces kurdes et où le groupe Etat islamique (EI) menait des attaques.
Le pouvoir central de Damas, soutenu par Washington, a dans le même temps rejoint en 2025 la coalition internationale contre l'EI.
La coalition antijihadiste a été mise en place après la prise de vastes territoires par l'Etat islamique en 2014, à la faveur de la guerre civile.
L'EI a été vaincu en 2019 en Syrie, où les forces kurdes ont été en première ligne des combats, deux ans après sa défaite en Irak.
Mais les jihadistes conservent toujours des cellules dormantes notamment dans les zones désertiques et ont attaqué à plusieurs reprises les forces dirigées par les Kurdes lorsqu'elles avaient une emprise sur le nord-est syrien.
En février, quatre membres des forces de sécurité syriennes avaient été tués dans une attaque de l'EI à Raqa, que le pouvoir central venait de reprendre aux Kurdes.
Peu avant, dans son premier message audio en deux ans, l'EI appelait ses combattants à défier les nouvelles autorités syriennes.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.