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Syrie: des Kurdes privés du droit à la santé (rapporteur de l'ONU)


Dimanche 14 novembre 2010 à 19h49

DAMAS, 14 nov 2010 (AFP) — Quelque 300.000 Kurdes en Syrie sont privés de nombreux droits, notamment l'accès à la santé, a affirmé dimanche à Damas le rapporteur spécial de l'ONU sur la santé, Anand Grover.

"La situation de l'un des groupes vulnérables en Syrie, environ 300.000 personnes d'origine kurde, est inquiétante, car elles sont privées de beaucoup de droits, y compris celui à la santé", a estimé le rapporteur de l'ONU dans une déclaration écrite distribué lors d'une conférence de presse.

A l'origine, plus de 100.000 Kurdes ont été privés de la nationalité syrienne, après un recensement réalisé en 1962, qui ne les a pas comptabilisés. "En conséquence, ils ont été privés de beaucoup de droits", a expliqué le rapporteur.

"Pour ce groupe, l'accès au droit à la santé est semé d'embûches", a-t-il ajouté, en appelant le gouvernement syrien à "suivre" cette question.

En 2007, le président syrien Bachar al-Assad avait annoncé que des mesures concrètes allaient être prises pour accorder la nationalité à des Kurdes syriens qui en sont privés, évoquant alors "un projet de loi en phase d'élaboration".

Représentant environ 9% de la population en Syrie, les Kurdes sont estimés à plus de 1,5 million.

Les responsables kurdes réclament la reconnaissance de leur langue, de leur culture et de leurs droits politiques, mais se défendent de toute visée sécessionniste.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.