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Syrie: au moins cinq morts dans des affrontements entre forces gouvernementales et kurdes à Alep


Mardi 6 janvier 2026 à 16h18

Damas, 6 jan 2026 (AFP) — Au moins cinq personnes ont été tuées mardi lors d'affrontements entre forces gouvernementales et kurdes à Alep, dans le nord de la Syrie, selon des médias d'Etat syriens et les forces kurdes.

Un accord visant à intégrer d'ici fin 2025 les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde) au sein de l'Etat syrien a été signé en mars, mais les discussions visant à sa mise place patinent.

L'agence de presse officielle Sana a rapporté que les FDS "avaient pris pour cible" mardi une zone proche d'un rond-point d'Alep "provoquant la mort d'un membre du ministère de la Défense".

Elle a ensuite écrit que "trois civils, dont deux femmes" avaient été tués lors d'un "bombardement des FDS sur des immeubles résidentiels dans le quartier Al-Midan d'Alep".

Avant ces annonces de Sana, les FDS avaient affirmé que des groupes alliés aux forces gouvernementales avaient ciblé "le quartier Cheikh Maqsoud avec un drone de reconnaissance (..) tuant un habitant et en blessant deux autres".

Il s'agit d'un des deux quartiers à majorité kurde d'Alep encore sous contrôle d'unités des FDS mais dont celles ci doivent se retirer.

Les FDS ont par ailleurs accusé des groupes affiliés à l'armée syrienne d'avoir attaqué la ville de Deir Hafer, à environ 50 km à l'est d'Alep, près du barrage stratégique de Tishreen. Elles ont affirmé avoir le droit de "répondre légitimement à ces attaques".

Le dirigeant des Kurdes syriens Mazloum Abdi, qui commande les FDS, était dimanche à Damas pour de nouvelles discussions avec des responsables sur l'intégration de ses forces dans celles du gouvernement central.

Les pourparlers n'ont pas permis d'avancées significatives, selon les médias d'Etat.

Les Kurdes, une importante minorité ethnique en Syrie y contrôlent de vastes étendues dans le nord-est, riches en pétrole et en blé.

Soutenues par les Etats-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, défait en Syrie en 2019.

Depuis le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2024, les Kurdes ont des relations tendues avec le pouvoir central au sujet de leur avenir dans la nouvelle Syrie.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.