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Syrie: 20 morts dans un attentat près d'une base antijihadistes dans l'Est


Jeudi 21 février 2019 à 16h08

Champ pétrolier d'Al-Omar (Syrie), 21 fév 2019 (AF — Au moins 20 personnes, dont des employés d'un champ pétrolier et des combattants antijihadistes ont été tuées jeudi dans un attentat près d'une base de l'alliance arabo-kurde combattant le groupe Etat islamique (EI) dans l'est syrien, selon une ONG et cette alliance.

Les jihadistes de l'EI ont été pointés du doigt par cette alliance, les Forces démocratiques syriennes (FDS), pour cette attaque à la voiture piégée qui a frappé le village de Cheheil.

Ce village est située à une douzaine de kilomètres de la principale base militaire des FDS dans la province de Deir Ezzor où ils mènent la bataille contre le dernier réduit de l'EI en Syrie.

"La voiture piégée a été actionnée à distance" au passage du convoi transportant les employés du champ pétrolier d'al-Omar, qui était escorté par des membres des FDS, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les victimes figurent 14 employés du champ pétrolier et six "conscrits" de la force qui mène la bataille contre le dernier réduit de l'EI dans le village de Baghouz, à une centaine de kilomètres de là, selon l'OSDH.

Un porte-parole des FDS, Adnane Afrine, a confirmé l'attentat, sans être en mesure de fournir un bilan, mais pointant du doigt les jihadistes.

"Il y a des civils, en grande majorité des employés, mais aussi des militaires", parmi les victimes, a-t-il souligné, depuis le champ pétrolier d'Al-Omar, l'un des plus importants du pays en guerre.

"Il y a des cellules (jihadistes) qui tentent d'entraver la progression à Baghouz", a-t-il souligné.

Les FDS se sont emparés en octobre 2017 du champ pétrolier d'Al-Omar, autrefois tenu par les jihadistes et y a installé une importante base. Les infrastructures pétrolières ont été préservées et la production a été relancée, selon l'OSDH.

Avant d'être détruit en octobre 2015 par des raids de la coalition internationale antijihadistes emmenée par Washington, ce champ pétrolier rapportait aux jihadistes entre 1,7 et 5,1 millions de dollars par mois (1,5 et 4,6 millions d'euros), selon la coalition.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.