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Ankara et Washington veulent renforcer leur coopération" contre l'EI


Mercredi 8 juillet 2015 à 15h39

Ankara, 8 juil 2015 (AFP) — La Turquie et les Etats-Unis se sont promis de renforcer leur coopération pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué à l'AFP une source diplomatique turque au terme d'une visite à Ankara de hauts responsables américains.

"Nous avons discuté des moyens de renforcer la lutte contre Daesh (l'acronyme arabe de l'EI) (...) les parties ont procédé à un échange de vues pour renforcer la coopération et la coordination en la matière", a déclaré cette source sous couvert de l'anonymat.

L'ex-général américain, John Allen, accompagné de la sous-secrétaire américaine à la politique de défense Christine Wormuth, s'est entretenu mardi et mercredi dans la capitale turque avec des chefs militaires et le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu.

Selon le quotidien Hürriyet, les Américains ont profité de ces rencontres pour demander une nouvelle fois à leurs interlocuteurs turcs le droit d'utiliser la base d'Incirlik (sud de la Turquie) pour frapper les positions des jihadistes en Syrie.

La Turquie qui fait partie de la coalition anti-EI mais a jusque-là refusé de participer à toute action militaire.

Le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara a notamment posé comme condition d'être informé en temps réel des opérations des forces de la coalition et souhaité que les zones de peuplement civils soient épargnées par les bombardements afin de prévenir un nouvel exode de déplacés vers sa frontière, a affirmé Hürriyet.

La Turquie accueille plus de 1,8 million de réfugiés syriens sur son sol.

Cette visite est intervenue alors que les médias turcs affirment que le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara envisage une opération militaire en Syrie pour repousser loin de ses frontières les jihadistes de l'EI et empêcher la progression des forces kurdes dans la zone frontalière avec la Turquie.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a toutefois assuré la semaine dernière que son pays n'envisageait pas d'opération imminente en Syrie.

Depuis que les milices kurdes de Syrie ont chassé à la mi-juin l'EI de la ville frontalière syrienne de Tall Abyad, Ankara s'inquiète de la création d'une zone autonome kurde dans le nord de la Syrie.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.