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Pétrole kurde: l'Irak "optimiste" sur la conclusion d'un accord


Mardi 3 decembre 2013 à 12h30

VIENNE, 03 déc 2013 (AFP) — L'Irak est "optimiste" concernant la conclusion d'un accord avec le gouvernement turc et celui de la région autonome du Kurdistan pour résoudre le conflit autour des exportations de pétrole kurde, a déclaré mardi le ministre irakien du Pétrole Abdel Karim al-Luyabi.

A la question de savoir s'il était optimiste quant à la conclusion d'un accord tripartite avec la Turquie et le gouvernement régional kurde, le ministre irakien du Pétrole a répondu "oui", lors d'une conférence de presse mardi à Vienne.

M. Luyabi, dont les propos étaient traduits par un interprète, n'a pas exclu, "avec un peu de chance", la conclusion d'un accord d'ici un mois, comme évoquée côté turc.

L'Irak espère ainsi exporter 3,4 millions de barils par jour (mbj) l'année prochaine, dont 400.000 barils en provenance du Kurdistan, a indiqué M. Luyabi. En novembre dernier, le pays a exporté 2,318 mbj.

"La balle est maintenant dans le camp du nord de l'Irak et du gouvernement central irakien et j'espère qu'ils vont conclure un accord et nous donner de bonnes nouvelles", a déclaré de son côté le ministre turc de l'Energie, Taner Yildiz, mardi à Ankara.

Lundi, M. Yildiz avait proposé la tenue de discussions tripartites avec le gouvernement fédéral irakien et le gouvernement régional du Kurdistan.

Le gouvernement régional kurde considère que le pétrole et le gaz produits dans cette région sont la propriété du Kurdistan irakien et cherche à vendre le pétrole à l'international sans passer par les autorités fédérales de Bagdad.

De son côté, le gouvernement central irakien lui conteste ce droit et estime que l'énergie produite dans toutes les régions d'Irak appartient au pays tout entier.

Par ailleurs, le ministre irakien du Pétrole, à Vienne pour la 164e réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui doit débuter mercredi, a indiqué qu'il n'attendait pas de changement du plafond de production.

La veille, le ministre saoudien du pétrole a également plaidé en faveur du maintien de ce plafond fixé à 30 millions de barils par jour depuis décembre 2011.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.