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Réactions au "soutien" promis par Paris aux forces combattant les jihadistes en Irak


Vendredi 8 août 2014 à 10h49

Paris, 8 août 2014 (AFP) — Voici des réactions politiques au "soutien" promis par la France aux forces engagées en Irak dans le combat contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) annoncé par François Hollande.

- Hervé Morin, député UDI, dit approuver "le principe d'un soutien aux Kurdes qui cherchent à protéger les minorités en Irak et à résister aux djihadistes barbares de l'Etat Islamique (EI)". Toutefois, il "regrette qu'une nouvelle fois, comme pour le Mali et la Centrafrique, François Hollande n'ait pas eu le réflexe européen, en cherchant à construire d'abord une position diplomatique et militaire commune au sein de l'Union Européenne, afin de donner plus de force à la volonté française, et surtout d'éviter le risque de se retrouver à nouveau isolé comme nous l'avons été pour la Syrie". "Par ailleurs, le soutien au gouvernement autonome du Kurdistan ne saurait s'effectuer sans un dialogue avec ce qu'il reste de l'Etat et du pouvoir irakien, et sans qu'il n'y ait une décision de la communauté internationale marquée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. La France ne saurait se retrouver seule dans un tête-à-tête avec les Etats-Unis qui nous ravalerait au rang de supplétif des Américains aux yeux de la communauté internationale. Enfin, le soutien militaire ne saurait prendre une forme terrestre dont les conséquences et les risques seraient impossibles à mesurer" (communiqué).

- Jérôme Guedj, député PS: "Il y a des images terribles qui nous viennent d'Irak ces dernières semaines, elles ont été occultées par des conflits plus médiatisés dans la bande de Gaza (...) On ne peut pas se désintéresser de la situation internationale, la France est un pays qui compte, qui siège au conseil de sécurité de l'ONU, qui a aussi un message universel à faire valoir. Je ne considère pas qu'on doit être rangé au rang des puissances moyennes, donc, en l'espèce, il y a à avoir une parole forte, elle peut se doubler d'un appui logistique. Je laisse la diplomatie française l'apprécier, en tout cas il faut, sans tarder cette fois-ci, avoir une prise de position" (sur RTL).

- Hervé Mariton, député UMP: "La France doit aider les Kurdes à tenir, il y a beaucoup de vaillance de la part des Kurdes mais un manque d'équipement, donc, oui, la France et d'autres pays doivent fournir aux Kurdes des armements qui doivent leur permettre de mieux tenir face à l'offensive de l'état islamique. (...) Nous devons aider les Kurdes, en les aidant sur le plan humanitaire, en les aidant en termes d'équipements militaires (...) les États-Unis faisant une partie du job en termes de frappeS aériennes, la France peut se concentrer sur d'autres missions. (...) Quand des populations sont réellement massacrées, c'est le cas pour des considérations d'ordre politique, religieuse, lorsqu'il y a un tel péril le devoir d'asile fait partie de notre tradition et de notre identité" (sur Itélé).

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.