
Jeudi 29 janvier 2026 à 18h24
Washington (États-Unis), 29 jan 2026 (AFP) — Les États-Unis et l'Iran semblent se rapprocher d'un conflit militaire, le président américain Donald Trump ayant affirmé que l'armée américaine était "prête" et "capable" de frapper son ennemi juré. Téhéran a promis de son côté une "riposte écrasante".
Washington a renforcé sa présence dans le Golfe en y envoyant le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte, arrivés sur place lundi.
Les représailles iraniennes à une attaque américaine pourraient viser les forces américaines au Moyen-Orient, où Washington a déployé des milliers de soldats dans des bases à travers la région.
- Bahreïn -
Le petit royaume du Golfe abrite une installation appelée Activité de soutien naval du Bahreïn, où se trouvent la Cinquième flotte de la marine américaine et le quartier général des Forces navales centrales des Etats-Unis.
Le port en eaux profondes de Bahreïn peut accueillir les plus grands navires militaires américains, comme les porte-avions, et la marine américaine utilise cette base dans le pays depuis 1948, époque où elle était exploitée par la Royal Navy britannique.
Plusieurs navires américains ont leur port d'attache à Bahreïn, notamment des bâtiments anti-mines et navires de soutien logistique. La Garde côtière américaine dispose également de navires dans le pays, dont des vedettes d'intervention rapide.
- Irak -
Les États-Unis ont déployé des troupes dans la région autonome kurde d'Irak dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe État islamique, mais leur mission devrait prendre fin d'ici septembre 2026, conformément à un accord conclu entre Washington et Bagdad.
Les forces américaines ont déjà achevé leur retrait des autres installations situées en Irak - dont le gouvernement est un proche allié de l'Iran, mais aussi un partenaire stratégique de Washington - en vertu du même accord.
Les forces américaines en Irak et en Syrie ont été à plusieurs reprises la cible de militants pro-iraniens après le déclenchement de la guerre dans la bande de Gaza en octobre 2023, mais elles ont riposté par de lourdes frappes sur des cibles liées à Téhéran, et les attaques ont en grande partie cessé.
- Koweït -
Le Koweït héberge plusieurs bases américaines, notamment le Camp Arifjan, qui accueille le quartier général avancé de la composante armée de terre du CENTCOM.
L'armée américaine dispose également de stocks de matériel prépositionné dans le pays. La base aérienne Ali al-Salem accueille la 386e escadre expéditionnaire aérienne, que l'armée décrit comme la "principale plaque tournante pour l'acheminement de la puissance de combat aux forces conjointes et de la coalition" dans la région.
De plus, les Etats-Unis disposent de drones, y compris des MQ-9 Reapers, au Koweït.
- Qatar -
La base aérienne d'Al-Udeid au Qatar comprend les composantes avancées du CENTCOM, ainsi que ses forces aériennes et ses forces d'opérations spéciales dans la région.
Elle accueille également des avions de combat en rotation, ainsi que la 379e escadre expéditionnaire aérienne, qui, selon l'armée, comprend "des moyens de transport aérien, de ravitaillement en vol, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, ainsi que des moyens d'évacuation sanitaire aérienne".
L'Iran a tiré des missiles sur Al-Udeid en juin à la suite des frappes américaines visant des installations nucléaires iraniennes.
- Syrie -
Les Etats-Unis maintiennent depuis des années des présences militaires dans une série d'installations en Syrie dans le cadre des efforts internationaux contre le groupe Etat islamique.
Deux soldats américains et un interprète civil ont été tués en Syrie en décembre lors d'une attaque attribuée au groupe État islamique.
- Emirats arabes unis -
La base aérienne d'Al-Dhafra aux Emirats arabes unis abrite la 380e escadre expéditionnaire aérienne américaine, une force composée de 10 escadrons d'avions et incluant également des drones tels que les MQ-9 Reapers.
Des avions de combat ont effectué des rotations sur la base d'Al-Dhafra, qui héberge également le Gulf Air Warfare Center pour l'entraînement à la défense aérienne et antimissile.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.