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Prolongation du cessez-le-feu entre Damas et forces kurdes (responsables à l'AFP)


Samedi 24 janvier 2026 à 10h41

Damas, 24 jan 2026 (AFP) — Le gouvernement syrien et les forces kurdes ont accepté de prolonger leur cessez-le-feu qui devait expirer samedi soir, ont rapporté à l'AFP des sources de chaque camp, un responsable syrien évoquant une extension d'un mois.

Décrété mardi, le cessez-le-feu de quatre jours a depuis été globalement respecté, alors que les forces kurdes font face à une offensive de l'armée dans le nord-est du pays.

"L'accord devrait être prolongé d'un mois, une des raisons étant de terminer le transfert (vers l'Irak, NDLR) des prisonniers membres de l'Etat islamique", a déclaré à l'AFP une source gouvernementale syrienne, qui comme les autres sources s'est exprimée sous couvert d'anonymat, n'étant pas autorisée à parler aux médias.

Une source diplomatique à Damas a confirmé cette prolongation, "qui sera d'un mois maximum".

Aucune annonce officielle n'a été faite dans l'immédiat.

Côté kurde, une source proche des négociations a indiqué à l'AFP que le cessez-le-feu était prolongé "jusqu'à ce qu'une solution politique mutuellement acceptable soit trouvée", sans évoquer de durée.

Le pouvoir syrien, déterminé à étendre son autorité sur l'ensemble du pays, avait annoncé dimanche un accord avec les Kurdes, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l'Etat.

D'après cet accord, les Kurdes syriens doivent présenter un plan sur l'intégration de leur région au sein de l'Etat, ce qui porte un coup à leurs espoirs d'autonomie alors qu'ils avaient instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est au cours de la guerre civile (2011-2024).

Les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont soumis une proposition à Damas via l'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a indiqué à l'AFP la source kurde.

Selon elle, cette proposition intègre la demande du gouvernement de le laisser contrôler les points de passage frontaliers et réclame que ces recettes, ainsi que celles du pétrole, soient allouées aux régions à majorité kurde.

Délogés d'Alep plus tôt en janvier après des combats meurtriers, puis des provinces de Raqa et Deir Ezzor cette semaine, les FDS, bras armé de l'administration autonome kurde, se sont désormais repliées au coeur de leur zone, à Hassaké.

Tout autour, ont pris position des troupes du président Ahmad al-Chareh.

Les affrontements des derniers jours ont suscité des inquiétudes à propos des camps de prisonniers de l'EI présents dans la zone, jusqu'ici contrôlés par les forces kurdes.

L'armée syrienne a repris la main sur le camp d'al-Hol, le plus grand camp de détention de proches de jihadistes, tandis que les Etats-Unis ont commencé à transférer des prisonniers vers l'Irak.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.