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Pas de signe d'incursion iranienne dans le nord de l'Irak (Pentagone)


Jeudi 10 juin 2010 à 15h26

WASHINGTON, 10 juin 2010 (AFP) — L'armée américaine n'a rien constaté qui puisse corroborer des informations selon lesquelles des troupes iraniennes construiraient un fort en territoire irakien après avoir franchi la frontière à la poursuite de rebelles kurdes, a indiqué jeudi un gradé américain.

Le Los Angeles Times citait mercredi des responsables kurdes selon lesquels des forces iraniennes, en nombre limité, auraient franchi il y a une semaine la frontière avec la région irakienne sous administration kurde après un attentat à la bombe qui a tué plusieurs soldats iraniens.

Le porte-parole de la défense du gouvernement régional kurde, Jaber Yawer, avait affirmé au quotidien américain qu'environ 35 soldats iraniens restaient postés côté irakien près du point de passage de Perdunaz, et qu'ils avaient depuis été observés en train de construire une structure fortifiée dans la montagne.

"Nous n'avons aucune preuve qu'ils aient construit des forts ou des positions fortifiées en territoire irakien", a déclaré le général de division Stephen Lanza, porte-parole des forces américaines en Irak, au cours d'une conférence téléphonique.

"Pour l'instant nous n'avons pas la preuve qu'ils aient effectivement franchi" la frontière, a-t-il ajouté.

Le général américain a appelé à ce que "l'Iran et l'Irak essaient de résoudre les problèmes liés aux opérations à la frontière" et à ce que les activités des groupes insurgés "soient résolues entre toutes les parties qui gouvernent" dans la région. Il a cité parmi ces groupes le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupe rebelle armé kurde PJAK.

La tension est montée dans la région après que six soldats turcs ont été tués le 31 mai dans une attaque de rebelles kurdes contre une base navale dans le sud de la Turquie. L'aviation turque aurait bombardé lundi plusieurs positions des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, selon des informations de presse non confirmées officiellement.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.