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Ouverture de deux écoles françaises au Kurdistan irakien


Vendredi 12 juin 2009 à 08h15

ERBIL (Irak), 12 juin 2009 (AFP) — Deux écoles françaises vont ouvrir leurs portes en septembre au Kurdistan irakien, où existent déjà deux établissements turcs, un libanais et un américain, et au moment où l'Allemagne se prépare à en faire autant.

"Les autorités kurdes nous ont demandé d'ouvrir des écoles et nous allons le faire à Erbil et à Souleimaniyeh à la prochaine rentrée scolaire de septembre", a affirmé à l'AFP le consul général de France dans la région Fréderic Tissot.

Erbil et Souleimaniyeh sont les deux principales villes du Kurdistan irakien.

Mises en place par la "mission laïque française", un organisme gouvernemental chargé des établissements d'enseignement à travers le monde, les écoles suivront le cursus français et les diplômes seront reconnus en France.

"Les écoles compteront bien sûr des professeurs français, mais les cours s'effectueront aussi en kurde, en arabe et en anglais par des enseignants dont c'est la langue maternelle. Ainsi les élèves posséderont quatre langues, donc quatre cultures", a-t-il précisé cette semaine à l'AFP.

La France fournira les professeurs de français et d'anglais tandis que le gouvernement du Kurdistan irakien devra trouver des enseignants pour le kurde et l'arabe et fournir des bâtiments dans les deux villes.

"Nous avons commencé les inscriptions début juin et les réactions sont très positives. Les frais d'inscription ne devraient pas dépasser 3.000 dollars par an et par élève", assure M. Tissot, qui fut médecin au Kurdistan dans les années 80 avec "Médecins sans frontières" aux côtés du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Pour sa part, l'Institut Goethe a signé des accords avec 14 écoles du Kurdistan pour offrir des cours d'allemand et il prévoit aussi d'ouvrir une école allemande à Erbil cette année.

Il existe deux écoles turques à Erbil depuis 1994 et une école libanaise depuis 2005.

Une université américaine s'est ouverte en 2007 à Souleimaniyeh.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.