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Nouveaux tirs d'artillerie iraniens sur le nord de l'Irak (responsable)


Vendredi 2 septembre 2011 à 23h33

SOULEIMANIEH (Irak), 2 sept 2011 (AFP) — Les Iraniens ont tiré vendredi à l'artillerie sur des villages du nord de l'Irak, endommageant des fermes, dans le cadre de la campagne contre les séparatistes kurdes qu'ils ont entamée en juillet, a annoncé un responsable local irakien.

"L'artillerie iranienne a déclenché un nouveau bombardement sur des villages frontaliers", dans la région de Qalat Dizah, a dit le maire de cette localité, Hassan Abdullah.

"Le bombardement a provoqué de sérieux dégâts aux fermes des villages" visés, a-t-il ajouté.

Les tirs ont commencé vers 17H30 (14H30 GMT) et se sont poursuivis jusqu'à 18H30 (15H30 GMT).

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a accusé vendredi la Turquie et l'Iran de n'avoir pas assez protégé les civils pendant leurs attaques contre les séparatistes ayant trouvé refuge dans la région autonome du Kurdistan irakien.

"Il ressort que la Turquie et l'Iran ne font pas ce qu'ils devraient faire pour s'assurer que leurs attaques aient un impact minimum sur les civils, et en ce qui concerne les Iraniens, il semble tout à fait vraisemblable qu'ils aient délibérément visé des civils", note Jo Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de HRW, dans un communiqué.

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique d'élite de Téhéran, ont déclenché en juillet une offensive contre les séparatistes kurdes iraniens du Pjak, le Parti pour une vie libre du Kurdistan, un mouvement armé lié au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatistes kurdes de Turquie).

Le Pjak est régulièrement impliqué dans des affrontements armés avec les forces iraniennes, qui bombardent en représailles les zones frontalières montagneuses du Kurdistan irakien, d'où opèrent les combattants indépendantistes.

Bagdad avait sommé l'Iran de cesser ses bombardements.

Mais un commandant des Gardiens de la révolution avait affirmé fin juillet que l'armée entendait poursuivre ses opérations jusqu'à ce que l'Irak déploie des forces le long de la frontière commune.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.