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Nouveaux bombardements turcs au Kurdistan irakien (sources kurdes)


Lundi 4 février 2008 à 13h42

SOULEIMANIYEH (Irak), 4 fév 2008 (AFP) — Des avions turcs ont bombardé lundi des bases de rebelles indépendantistes kurdes dans le nord de l'Irak, ont indiqué des responsables locaux, qui n'ont pas fait état de victimes.

"Les avions turcs ont bombardé trois villages dans le nord du Kurdistan dans la nuit. Nous n'avons pas d'indication de victime", a déclaré à la presse le général Jabar Yawar, porte-parole des peshmergas, les forces de sécurité de la région autonome du Kurdistan irakien.

Auparavant, un responsable du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avait indiqué qu'un raid de l'aviation turque avait visé trois villages inhabités -- Khorakouk, Khnira et Loulan -- près de la frontière avec la Turquie.

"Les avions turcs ont bombardé de trois heures à six heures du matin trois hameaux inhabités près de la frontière turque, dans le massif du Qandil", repaire du PKK dans le nord de l'Irak, avait déclaré Ahmed Dinis, responsable des relations extérieures du PPK.

Le PKK utilise le Kurdistan irakien comme base arrière pour ses opérations dans le sud-est anatolien, à la population en majorité kurde.

Confrontée à une intensification des violences des séparatistes du PKK, Ankara a obtenu en octobre l'autorisation du Parlement turc pour intervenir militairement dans le nord de l'Irak.

Depuis la mi-décembre 2007 l'aviation turque a conduit une série de raids aériens contre les positions du PKK dans le nord de l'Irak, ainsi que des opérations terrestres limitées en territoire irakien.

Selon l'état-major turc, entre 150 et 175 rebelles avaient été tués le 16 décembre lors d'un premier raid qui a détruit quelque 200 cibles.

Le dernier raid aérien turc contre les rebelles kurdes avait visé une soixantaine de cibles le 15 janvier.

Ankara assure que le seul objectif de la Turquie dans ces attaques est d'éliminer les rebelles du PKK dont le nombre est estimé à quelque 4.000 dans les zones montagneuses du nord de l'Irak.

Le conflit avec le PKK, qui figure sur la liste d'organisations terroristes des Etats-Unis et de l'Union européenne et dont les débuts remontent à 1984, a coûté la vie à plus de 37.000 personnes.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.