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Migrants au Bélarus: deux nouveaux vols de rapatriement vers l'Irak (ministère)


Jeudi 25 novembre 2021 à 19h15

Bagdad, 25 nov 2021 (AFP) — L'Irak a annoncé jeudi l'organisation de deux nouveaux vols pour rapatrier plus de 600 migrants coincés à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, une semaine après le premier vol du genre qui transportait principalement des Kurdes Irakiens.

Le ministère des Transports va opérer "deux vols exceptionnels jeudi soir pour évacuer les citoyens irakiens bloqués à la frontière entre le Bélarus et la Pologne", selon un communiqué.

Les deux avions ont quitté l'aéroport international de Bagdad pour rallier Minsk, ajoute le communiqué.

Selon le porte-parole des Affaires étrangères, Ahmed al-Sahaf, "617 Irakiens bloqués à la frontière" devraient rentrer, a rapporté l'agence de presse étatique INA.

Lawk Ghafuri, responsable média des autorités du Kurdistan, avait plus tôt indiqué à l'AFP que le premier avion arriverait après minuit à Erbil puis à Bagdad. La région autonome travaille en coordination avec les autorités fédérales de Bagdad pour organiser les rapatriements.

Il y a une semaine, 431 personnes étaient à bord du premier vol de rapatriement effectué par la compagnie nationale Iraqi Airways, qui a fait escale à Erbil pour y déposer la plupart de ses passagers avant d'atterrir à Bagdad.

Depuis le début de la crise cet été, des milliers de personnes se sont massées à la frontière du Bélarus et de la Pologne, s'endettant et dépensant toutes leurs économies pour tenter de fuir la misère dans leur pays et rallier l'Europe occidentale.

Des milliers d'entre eux, dont des Kurdes irakiens, sont toujours bloqués dans le secteur.

Les médias polonais estiment qu'au moins une douzaine de personnes sont mortes des deux côtés de la frontière.

L'Occident accuse le Bélarus de créer artificiellement la crise en délivrant des visas pour se venger des sanctions occidentales. Minsk a démenti cette accusation, reprochant à l'Union européenne de ne pas accueillir les migrants.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.