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Les pourparlers avec Israël ne portent pas l'ensemble du Golan, selon la Syrie


Samedi 14 février 2026 à 22h07

Munich (Allemagne), 14 fév 2026 (AFP) — Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a indiqué samedi que les négociations en cours pour sceller un accord de sécurité avec Israël concernent les zones récemment occupées par l'armée israélienne, mais excluent la question plus large du plateau du Golan.

Depuis la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon patrouillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Israël avait conquis la majeure partie de ce plateau à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones sous son contrôle.

Sous pression des Etats-Unis, le gouvernement syrien et Israël ont décidé début janvier d'établir un mécanisme de communication en vue de conclure un accord de sécurité après des décennies de conflit.

Questionné samedi à la Conférence sur la sécurité de Munich, M. Chaibani a précisé que les discussions portaient sur "un retrait d'Israël" des territoires occupés en Syrie après l'éviction du président Assad, mais pas "du plateau du Golan".

Pour parvenir à un accord sur la sécurité, Israël devra "respecter la sécurité de la Syrie et se retirer de ces territoires" récemment occupés, a-t-il commenté.

"La conclusion des négociations impliquera le retrait d'Israël des zones où il a avancé" depuis 2024, Israël devant aussi s'abstenir "d'interférer dans les affaires intérieures" et la souveraineté de la Syrie, a ajouté M. Chaibani.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu signifie régulièrement qu'il n'a aucune intention de restituer à la Syrie la partie du Golan conquise par Israël et dont l'annexion n'est pas reconnue par l'ONU.

Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené depuis un an des centaines de frappes et conduit des incursions chez son voisin.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.