
Jeudi 12 février 2026 à 18h00
Washington (États-Unis), 12 fév 2026 (AFP) — Les Etats-Unis ont confirmé jeudi s'être retirés de la base militaire d'al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie, laissant l'armée syrienne en prendre le contrôle.
"Le retrait ordonné des forces américaines d'al-Tanf" s'est achevé mercredi, a déclaré dans un communiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Ce retrait s'inscrit dans une "transition délibérée et basée sur des conditions", a ajouté le Centcom.
L'amiral Brad Cooper, chef du Centcom, a cependant souligné que les forces américaines restaient prêtes à répondre au groupe jihadiste Etat islamique (EI), affirmant que maintenir la pression était "essentiel pour protéger le territoire américain et renforcer la sécurité dans région".
Le ministère syrien de la Défense avait annoncé plus tôt dans la journée qu'"après coordination entre la partie syrienne et la partie américaine, des unités de l'armée syrienne ont pris le contrôle" de cette base située près de la frontière avec la Jordanie, selon un communiqué.
Il avait précisé que les forces syriennes avaient "commencé à se déployer" dans le triangle frontalier entre la Syrie, l'Irak et la Jordanie.
Deux sources militaires syriennes avaient affirmé mercredi à l'AFP que les forces américaines déployées dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste s'étaient entièrement retirées d'al-Tanf.
L'une de ces sources avaient souligné que le retrait américain avait commencé "il y a 15 jours".
Les Américains "vont continuer à se coordonner (avec les Syriens, ndlr) depuis la Jordanie", avait-elle ajouté.
Des forces de la coalition internationale restent toutefois déployées dans le nord-est de la Syrie, dans les zones qui étaient jusqu'à peu contrôlées par les forces kurdes.
Les Etats-Unis avaient mis en place une coalition internationale après la prise par l'EI en 2014 de vastes territoires en Syrie, à la faveur de la guerre civile, et en Irak.
L'EI a été défait en 2019 en Syrie par des forces à majorité kurde, soutenues par la coalition. Le groupe a été vaincu en Irak en 2017.
Il conserve néanmoins des cellules dormantes dans les zones désertiques en Syrie et mène encore des attaques.
En décembre, une attaque imputée par les Etats-Unis à l'EI a coûté la vie à deux soldats et un interprète américains à Palmyre (centre).
Les Etats-Unis ont mené en riposte une série de frappes et les autorités syriennes ont annoncé des arrestations.
En novembre dernier, la coalition internationale a annoncé que la Syrie avait rejoint ses rangs, près d'un an après l'accession au pouvoir d'une coalition islamiste qui a renversé Bachar al-Assad.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités islamistes sont déterminées à reprendre le contrôle de l'ensemble du pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.
Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.