
Mercredi 21 janvier 2026 à 18h21
Washington (États-Unis), 21 jan 2026 (AFP) — Les Etats-Unis mènent des opérations visant à transférer jusqu'à 7.000 prisonniers du groupe Etat islamique (EI) de Syrie vers l'Irak voisin, afin de "garantir que les terroristes restent dans des centres de détention sécurisés", a annoncé mercredi l'armée américaine.
"Les forces américaines ont transporté avec succès 150 combattants de l'EI détenus dans une prison de Hassaké, en Syrie, vers un lieu sûr en Irak. Au total, jusqu'à 7.000 prisonniers du groupe EI pourraient être transférés de Syrie vers des structures contrôlées par l'Irak", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur le réseau social X.
Le chaos et les incertitudes provoqués par les affrontements des derniers jours entre l'armée syrienne et les forces kurdes menacent l'étanchéité des camps de prisonniers de l'organisation jihadiste EI dans la zone, faisant planer le risque d'évasions.
Le pouvoir syrien, qui compte étendre son autorité sur l'ensemble du pays, a annoncé mardi soir un cessez-le-feu avec les forces kurdes, mais les a accusées mercredi de l'avoir violé.
"Oeuvrer au transfert ordonné et sécurisé des prisonniers du groupe EI est essentiel pour éviter des évasions qui constitueraient une menace directe pour les Etats-Unis et la sécurité régionale", a expliqué l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement américain.
"Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires régionaux, dont le gouvernement irakien", a-t-il ajouté.
L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a estimé mardi que "la mission initiale" des forces kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée.
Des milliers d'ex-combattants de l'EI, mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d'enfants, selon les différentes estimations, sont répartis dans une vingtaine de prisons et de camps.
Le plus grand camp de détention, al-Hol, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.
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Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.