Page Précédente

Les dates-clés de la guerre contre l'EI


Vendredi 24 juillet 2015 à 17h38

Nicosie, 24 juil 2015 (AFP) — Rappel des principales dates de la guerre contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak depuis août 2014.

- PREMIERES FRAPPES - COALITION INTERNATIONALE -

Le 8 août 2014, en Irak, les Etats-Unis s'impliquent directement pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011, en bombardant des positions des jihadistes de l'EI qui menacent le Kurdistan irakien et des dizaines de milliers de chrétiens et Yazidis (minorité kurdophone non musulmane).

Bagdad réclamait ces frappes depuis le début en juin de l'offensive des jihadistes, qui étaient déjà bien implantés en Syrie voisine et contrôlent de vastes pans du territoire irakien.

Début septembre, le président américain Barack Obama promet de vaincre l'EI avec "une vaste coalition internationale", et le 23, Washington aidé de ses alliés arabes mène les premiers raids aériens contre le groupe en Syrie.

- L'EI CHASSE DE KOBANE EN SYRIE -

Le 26 janvier 2015, l'EI est chassé de Kobané, ville syrienne frontalière de la Turquie, après plus de quatre mois de violents combats menés par les forces kurdes avec le soutien prépondérant des frappes quotidiennes de la coalition internationale.

Cet échec intervient le jour même où un responsable militaire en Irak annonce que la province de Diyala, dans l'Est, est libérée du groupe extrémiste.

- REPRISE DE TIKRIT EN IRAK -

Le 31 mars, Bagdad annonce la "libération" de Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad, reprise par les forces gouvernementales soutenues par des milices chiites, après une vaste opération lancée le 2 mars contre l'EI, qui contrôlait la ville depuis près de 10 mois.

La bataille de Tikrit, bastion de l'ancien dirigeant Saddam Hussein, a été facilitée par le fait qu'une grande partie de ses 200.000 habitants avaient quitté la ville.

Cette opération a mis en évidence le rôle important joué par l'Iran dans son soutien aux "Unités de mobilisation populaire", composées essentiellement de milices chiites et de volontaires.

Mais en mai, l'EI s'assure du contrôle total de la capitale provinciale de Ramadi, en Irak, puis prend l'antique Palmyre, dans le centre de la Syrie, ville classée au patrimoine mondial de l'humanité.

- LES KURDES CHASSENT L'EI DE TALL ABYAD -

Le 16 juin, les Unités de protection du peuple kurde (YPG) chassent le groupe extrémiste du poste-frontière vital de Tall Abyad, aux mains de l'EI depuis plus d'un an, avec le soutien de raids de la coalition internationale.

Tall Abyad était l'un des deux principaux points de passage empruntés par l'EI vers la Turquie, pour le transit des armes et des combattants.

Ankara s'inquiète de l'avancée des forces kurdes syriennes qui tiennent une grande partie de la zone frontalière, les accusant de "nettoyage ethnique", ce qu'elles démentent.

- L'OFFENSIVE d'AL-ANBAR -

Le 13 juillet, les forces irakiennes lancent une nouvelle offensive au sol pour tenter de reprendre la province d'Al-Anbar (ouest) à l'EI, avec le soutien de la coalition. Les forces irakiennes y resserrent l'étau autour des deux principales villes, Ramadi et Fallouja.

- LA TURQUIE DECLARE LA GUERRE AUX JIHADISTES -

Le 24 juillet, la Turquie s'engage dans la lutte contre l'EI, en menant ses premières frappes contre les positions jihadistes en Syrie, quatre jours après un attentat suicide meurtrier attribué à l'EI qui a visé la ville frontalière de Suruç (sud de la Turquie).

Les raids font neuf morts dans les rangs de l'EI selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.