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Le procès de Saddam Hussein pour génocide ajourné à mercredi


Mardi 28 novembre 2006 à 15h46

BAGDAD, 27 nov 2006 (AFP) — Le procès de l'ancien président Saddam Hussein, accusé de génocide contre les populations kurdes du nord de l'Irak à la fin des années 1980, a été ajourné à mercredi, après le témoignage d'un survivant kurde d'une exécution sommaire et d'un médecin légiste américain.

Un ancien peshmerga (combattant kurde), Khudhur Qadir Mohammed, a raconté mardi devant le Haut tribunal pénal irakien le bombardement chimique de son village par l'aviation irakienne, en mai 1988, puis sa capture en novembre de la même année.

"J'ai été conduit avec d'autres détenus devant une tranchée, et un peloton d'exécution a ouvert le feu sur nous. J'ai été protégé des balles par les corps de mes compatriotes et j'ai feint d'être mort", a-t-il témoigné.

Un médecin légiste américain, Clyde Collins Snow, a détaillé l'exhumation de 27 personnes enterrées dans une fosse commune, après avoir été fusillées par un peloton d'exécution, dans le village de Koremi, au Kurdistan (nord).

"J'ai vu que les os étaient encore en excellent état, quatre ans après les faits. Nous avons dénombré 87 impacts sur les 27 corps", a-t-il expliqué, détaillant une visite dans ce village en 1992.

Des traces de gaz moutarde ont également été identifiées par un laboratoire britannique sur des morceaux de terre où ont été découverts les corps d'un petit garçon et d'un vieil homme, morts sans cause apparente.

Saddam Hussein a dénoncé la partialité de ce témoignage, au cours de cette 24e audience du procès.

"Quand je parle, personne ne doit croire que je défends Saddam Hussein. On ne peut être exécuté qu'une fois, pas dix fois. Je défends le grand parcours de cette nation", a-t-il affirmé, dénonçant le témoignage d'un homme "venant d'un pays ayant participé à l'aggression contre l'Irak".

pool/fa

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.