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Le président du Kurdistan irakien promet de venger les combattants décapités par l'EI


Samedi 21 mars 2015 à 22h15

Erbil (Irak), 21 mars 2015 (AFP) — Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, a promis samedi de venger la décapitation par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) de trois combattants kurdes.

"Nous promettons aux familles de ces martyrs que leur sang n'aura pas coulé en vain et que nous allons les venger", a dit M. Barzani dans une déclaration diffusée sur internet. "Ceux qui tuent les peshmergas de cette manière (...) verront comment la main des héros peshmergas les atteindra".

Dans une vidéo diffusée dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe jihadiste a revendiqué la décapitation de trois peshmergas (combattants kurdes) irakiens et menacé d'en tuer d'autres si les forces kurdes poursuivaient le bombardement de ses fiefs dans le nord de l'Irak.

La vidéo, diffusée sur les sites islamistes, débute avec des images de personnes blessées conduites dans un hôpital et une voix off affirmant qu'elles ont été touchées par des tirs de peshmergas.

Les trois prisonniers, habillés d'une combinaison orange et les mains attachées derrière le dos, sont ensuite montrés à genoux. Puis ils sont décapités.

Un combattant, s'adressant au président du Kurdistan Massoud Barzani, lance: "A chaque roquette que vous tirerez contre les musulmans (...), nous tuerons l'un de vos hommes entre nos mains".

La Maison Blanche a indiqué que le vice-président américain Joe Biden a appelé samedi M. Barzani pour exprimer ses condoléances après les décapitations.

Les deux hommes "conviennent que ces actes de brutalité inadmissibles reflètent la vraie nature de l'EIIL (autre acronyme de l'EI) et renforcent notre détermination collective à vaincre l'EIIL", selon la Maison Blanche.

Les forces de la région autonome du Kurdistan, appuyées par les frappes aériennes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, combattent dans le nord irakien les jihadistes de ce groupe responsable de multiples atrocités.

L'EI s'est emparé de larges pans de territoires en Irak en juin 2014, rencontrant quasiment aucune résistance des forces gouvernementales, dont un grand nombre avaient fui devant sa progression. Les peshmergas avaient profité de la débandade de l'armée pour mettre la main sur certains territoires.

Mais l'armée, aidée des forces kurdes, de miliciens chiites et de tribus sunnites, a réussi à reprendre un peu de terrain ces derniers mois.

Les informations ci-dessus de l'AFP n'engagent pas la responsabilité de l'Institut kurde de Paris.